Thème : Territoires, Agencements & Performances
En un mot
Les recherches développées dans cet axe s’intéressent à la prise en charge par des acteurs publics et privés d’une catégorie de problèmes (gestion de l’eau, incivilités dans des quartiers sensibles, fraude, …) ou de besoins sociaux (éducation populaire, soutiens aux personnes en difficulté,…) qui renvoient à des intérêts « collectifs » composites, sont
souvent ancrés territorialement, et dont la prise en charge suppose des collaborations multi-acteurs.
Ces collaborations se constituent dans des espaces d’action que l’on peut qualifier d’« intermédiaires » : à la frontière entre public et privé ; entre une intervention publique descendante et des initiatives ascendantes issues d’acteurs locaux ; entre une logique locale territorialisée et une logique plus globale ; entre
des initiatives individuelles et des actions à caractère plus institutionnel. Ces agencements mêlent des acteurs variés, aussi bien publics que privés, et s’appuient sur des dynamiques organisationnelles qui se créent aux frontières des organisations traditionnellement en charge de ces problématiques.

Questions explorées dans ces perspectives
Quelle est la nature des configurations organisationnelles
qui soutiennent ces collaborations multi-acteurs ?
Les dynamiques organisationnelles analysées
révèlent des évolutions profondes de
l’action publique. Elles mettent également en
évidence la part croissante d’initiatives
d’intérêt général
prises par ceux que nous pourrions appeler des entrepreneurs sociaux :
des associations (cf les travaux de F. Rousseau), des collectifs
variés, voire de simples citoyens qui jouent un
rôle de « passeur » (voir sur ce
thème les travaux de Borzeix, Collard et Raulet-Croset
concernant la gestion des incivilités dans des zones
urbaines sensibles). Ces dynamiques organisationnelles
s’appuient
sur des formes originales de travail en réseau entre les
acteurs réunis autour de ces problématiques
communes, travail dont la
coordination, la structuration et l'évaluation de la
performance posent des problèmes inédits aux
sciences de la gestion.
L’analyse de ces configurations conduit à
privilégier le niveau de l’«
activité » (voir notamment sur cette approche
l’ouvrage coordonné
par Teulier et Lorino, 2005) et des « pratiques »
des acteurs, à s’intéresser aux formes
et aux sources de l’engagement dans ces actions collectives,
à considérer les évolutions
organisationnelles que suscite leur développement et
à analyser la façon dont ces agencements
réussissent à s’adapter au
caractère évolutif, ambigu et complexe des
« situations » à traiter.
Certaines recherches visent à définir
plus précisément cette notion. L'analyse du
territoire construit a ainsi conduit à identifier des
morceaux de territoire ou " micro-territoires " (cf les travaux de N.
Raulet-Croset), lieux de conflit mais aussi potentiellement de
dynamique et d'évolution. La réflexion sur le
territoire comme support d'action conduit à
s'intéresser à la constitution
des configurations organisationnelles territorialisées (mise
en place des coopérations, élaboration des
activités,...), à leurs modes de fonctionnement
(dispositifs, pratiques et compétences,...) et à
leur dynamique d'évolution (apprentissage, rôle
des critères de performance...). (voir également
les réseaux de soins où sont en jeu plusieurs
dynamiques territoriales Grosjean ,
Barcet, Bonamy 2003).
Comment penser la performance pour rendre compte de l'action
de ces agencements locaux, agencements composites qui initient de
nouvelles réponses aux problématiques sociales
tout en participant au renouvellement de la prise en charge
traditionnelle du service public?
Dans ces nouvelles configurations organisationnelles, la
performance des prestations à évaluer
relève pour partie du
secteur non marchand. On échappe alors partiellement au jeu
des mécanismes de marché classique. Les notions
d'efficacité, de performance et de valeur s'en trouvent, en
conséquence, remises en question. Une réflexion
collective a ainsi
été menée au CRG, sur la question des
évolutions du service public, et de l'analyse de leur
performance. Cela a donné lieu à un livre,
coordonné par E. Lévy (Lévy, 2001). La
prise en compte, pour une entreprise, de son environnement renvoie
à la fois à des
préoccupations d'image, de bon positionnement au regard du
"rating " social qui prend une place de plus en plus grande aux yeux
des
investisseurs ou des ONG, mais également à une
nécessité pour l'entreprise
d'améliorer directement sa performance lorsque cette
dernière est
fortement dépendante de l'environnement local ou
environnement de proximité (voir sur ce point la
thèse engagée par Akil Amiraly, qui pose la
question, sur le cas d'une ville indienne, de
l'intérêt des grandes entreprises
à s'impliquer dans des projets de développement
local).
La présence grandissante d’organisations
associatives et leur contribution à
l’intérêt général,
soutenue ou pas par l’action publique, pose aussi la question
de la mesure de leur utilité sociale (voir sur ce point la
thèse de F.
Rousseau, « Gérer et militer ») .
L'enjeu est aussi de nature politique. Quelles sont les
figures émergentes du bien public dans la mesure
où ces innovations organisationnelles
ne renvoient plus directement à un bien commun abstrait,
défini en amont à une échelle
nationale, mais à une norme d'usage localement
négociée ? Comment s’articule une forme
d’intérêt général
« partiel » avec
l’intérêt public ? Comment
s’articule la prise en compte des individus avec cet
intérêt général et les
intérêts
d’organismes divers (public, privés, associatifs)
dont les logiques d’action, les pratiques et les territoires
sont hétérogènes comme dans la
santé et le soin en réseau (Grosjean et al 2003)
? On s'intéresse ainsi à la mise en tension
inévitable entre les modes de fonctionnement
traditionnels des services publics qui reposent sur le
modèle républicain hérité
du passé et le développement de nouvelles
modalités de l'action
publique qui contribuent à faire apparaître de
nouvelles figures du bien public, des "services" rendus ainsi que de
l'usager-destinataire (Borzeix, 2002).
Comment le territoire structure-t-il l'action collective qui
s'y ancre ?
Le territoire est appréhendé comme un
support pour les nouvelles configurations organisationnelles qui
prennent en charge ces
problématiques, et peut être
considéré à la fois comme une
unité d'analyse et d'action. Il est ainsi vu sous
deux angles : une catégorie pour penser l'action (le
territoire comme unité d'analyse), mais également
un lieu de l'action, qui va
être mobilisé par des entreprises,
collectivités locales, associations,... pour
définir autrement leur activité et leur recherche
de performance.
Peut-on préciser la notion de
responsabilité sociale territoriale derrière les
initiatives et structurations organisationnelles nouvelles qui
émergent pour prendre en charge ces enjeux collectifs ?
Ces nouvelles formes de coopération et de
coordination qui se structurent localement se traduisent-elles par une
prise de conscience collective
face à des problèmes sociaux et/ou
environnementaux (on pense à
l'insécurité urbaine, aux licenciements
économiques, aux risques industriels et
à la pollution…) ?
Soutiennent-elles le renouvellement d’initiatives
entrepreneuriales dont les finalités visent explicitement la
satisfaction de ces biens
communs ? Quel est notamment le rôle joué par les
entreprises dans ces actions innovantes et jusqu'où va leur
engagement ? Face à ces nouvelles " demandes sociales
", l'entreprise est amenée à prendre en compte
des acteurs inhabituels présents sur son territoire
d'action, et à s'engager dans une dimension
spécifique de sa responsabilité sociale : la
responsabilité territoriale.
L'exercice de cette responsabilité territoriale
apparaît dans des cas extrêmes,
comme celui de l'accident de l'usine AZF, étudié
par A. Borzeix et L. Amar. Face à l'ampleur de la
catastrophe, des dispositifs ad hoc
ont été négociés entre les
nombreuses parties prenantes (l'entreprise, ses assureurs, la
Chancellerie, les organismes sociaux, la municipalité, les
magistrats, les médecins, les associations de
victimes…), dont une convention nationale pour
l'indemnisation à l'amiable des victimes. La loi sur la
prévention des risques industriels confirme la
responsabilité territoriale des entreprises " à
risque ", tout en faisant porter sur les assurés
eux-mêmes une partie de la charge financière
liée au risque (par
l'augmentation des cotisations).
Méthodologies
Ces questions sont explorées dans des contextes territoriaux variés (échelle de la ville, de quartiers,
micro-territoire d'une gare, ...) et par le biais de différentes problématiques socio-politiques (incivilité urbaine, protection de
l'environnement, dynamique économique, développement social, fraude, assistance aux personnes après une catastrophe.
De tels choix amènent les chercheurs de l'équipe à utiliser des méthodes variées et pluri-disciplinaires issues notamment de l’anthropologie,
la sociologie du travail, l’ethnométhodologie, la linguistique, l’éthologie, l’ergonomie,..., pour appréhender les formes de coopération
localement ancrées, en considérant notamment l’analyse des activités et des pratiques des différents acteurs.
Il s'agit
- d’une part de réussir à croiser / confronter les regards, grâce aux changements d'échelle, et à l'observation du travail en
réseau effectué par les acteurs.
- d'autre part de donner à voir des dimensions traditionnellement quelque peu délaissées par les sciences de gestion, et notamment les micro-interactions
quotidiennes qui fondent l’activité et sont à la base des coopérations. Certains questionnements demandent ainsi de recourir à
l'écologie urbaine (espace public), aux sciences du travail (quel rôle des agents de base ?), ou encore à la prise en compte des micro-interactions et des interactions
langagières (quelle place donner aux acteurs dans la compréhension et dans la production quotidienne de l'ordre social ?).
Projets de recherche récents ou en cours
Territoire, médiation et incivilités : Action publique et ordre social à l'épreuve des incivilités - des dispositifs et des hommes - Recherche PUCA-DIV
Chercheurs : A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, C. Lamireau
La recherche a pour objectif d’analyser comment se construit
localement une politique de sécurité publique. A
partir du cas de deux cités de la région
parisienne, elle montre comment deux formes d’ «
ordre » interagissent et s’appuient mutuellement :
celle de l’ordre social existant, lié à
la civilité, à la vie quotidienne, et celle du
« maintien de l’ordre », lié
aux actions explicites de sécurisation. Les
résultats suggèrent que l’on peut voir
dans cette interaction une des clés de la
réussite de certaines actions de sécurisation qui
s’appuient à la fois sur les
régulations institutionnelles classiques, et sur les
régulations de la vie ordinaire. Ces règles de la
vie ordinaire sont rarement connues, explicitées, ou mises
en rapport direct avec les mesures prises en matière de
régulation de l’insécurité
ou de traitement de l’incivilité. Et pourtant,
elles vont susciter, à la mesure des atteintes qui les
touchent, certaines formes de « participation » des
habitants, qui vont alors interagir avec les institutions.
C’est la façon dont se combinent
compétences des habitants et compétences
institutionnelles, au sein de territoires et dans des configurations
organisationnelles variées, qui sont au cœur de
l’analyse.
Evaluer la performance d'un
dispositif d'indemnisation du point de vue des victimes : le cas d'AZF
Chercheurs : A. Borzeix, L. Amar
Une meilleure information (plus lisible, plus
compréhensible, plus accessible) suffit-elle pour que
« les gens » aient accès au droit ?
Telle est la question générale qui soutient cette
enquête menée suite à
l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001.
L’information dont il s’agit concerne les
ressources offertes au public par un dispositif d’aide,
d’accompagnement et de suivi des victimes conçu et
mis en place à l’initiative de la Chancellerie un
mois après la catastrophe mais qui se maintiendra dans la
durée sur près de trois ans. Cette information
porte notamment sur les clauses d’une convention nationale
(signée un mois après la catastrophe) qui pose le
principe de l’indemnisation amiable (des victimes) faite par
les assureurs, sans attendre le résultat du
procès en responsabilité. Ce type
d’indemnisation présente pour les victimes
« l’avantage d’être rapide et
souple mais nécessite de s’assurer que les
indemnités proposées sont conformes à
celles qui auraient été allouées par
les tribunaux », lit-on dans les attendus de la convention.
Comment ce dispositif a-t-il fonctionné à
l’épreuve du terrain ? Etait-il accessible ?
intelligible ? cohérent ? a-t-il été
efficace, pour qui et de quel point de vue ?
Formalisation et transmission des compétences implicites des agents au contact de la clientèle SNCF
Chercheurs : R. Teulier, A. Borzeix, D.
Collard, N. Raulet-Croset, JB Suquet
La recherche porte sur l’identification des compétences intuitives ou implicites, non formalisées ou difficilement formalisables des agents au
contact de la clientèle SNCF. L’objectif est d’en faciliter la transmission et de mieux réussir à les intégrer aux programmes de formation et aux
outils et aux pratiques de management. Nous nous intéressons dans cet objectif aux dynamiques et processus d’apprentissage sous-jacents à l’acquisition et la transmission de
ces compétences, et choisissons comme niveau d’observation celui des routines (Feldman) et des micro-pratiques (Rouleau).
Modalités de gestion des initiatives sociales : le cas des organisations militantes à but non lucratif
Chercheur : F. Rousseau
En combinant initiative privée et intérêt public, les associations forment des
agencements originaux de ressources humaines, matérielles et
symboliques. La recherche vise à la construction du concept
de l'organisation militante pour une meilleure compréhension
de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et
économiques qui sont au cœur de la
problématique de développement de ces
organisations. Leur logique d’action articule
représentations sociales, pratiques collectives
répétées et engagement de
l’identité des participants dans des formes
d’organisation qui fournissent des services divers et
où la question du sens produit est une composante
clé du système productif. En
référence aux travaux de Weick,
l’étude des modalités selon lesquelles
elles intègrent cette activité de production de
sens conduit à mieux poser la différence entre la
construction du sens collectif qui est invoquée par les
militants-dirigeants et la construction collective du sens qui est
nécessairement pratiquée pour entretenir la
cohésion interne de l'organisation.
Les réseaux de soin
Chercheur : M. Grosjean
Les réseaux de soins constituent une innovation
considérable dans le service de santé en ce
qu’ils visent à une prise en charge des patients,
notamment les patients affectés de maladies chroniques, le
long de leur trajectoire de soin, du domicile à
l’hôpital. Mis en place dans une visée
de rationalisation des soins et simultanément sous la
pression des associations de professionnels et de la demande sociale
des patients, ces nouveaux services « en
réseau » ont pour
caractéristiques -la transversalité, -la
coopération de professionnels et d’organisations
de nature différente (hôpital, associations,
services communaux..) entre lesquels n’existe aucune relation
hiérarchique, -et le recentrage sur le malade et
son environnement. En étudiant de manière
longitudinale (2002-2006) un réseau
Ville-Hôpital-Clinique de la région de
Mâcon, nous avons montré, en
référence aux travaux
d’Engeström (théories de
l’activité), combien cette coopération
nécessaire génère de contradictions du
fait des aléas permanents liés à la
particularité de chaque trajectoire de patient et
à
l’hétérogénéité
des systèmes d’activité des
organisations concernées dont les règles de
fonctionnement et les pratiques sont souvent peu compatibles, ce qui
génère nombre de difficultés pour les
patients. De ce fait, dans ces réseaux, la
négociation apparaît constitutive du service lui
même, tant dans la prise en compte du
particulier, la gestion de l’aléa de la
trajectoire de chaque patient, que dans la définition de
nouvelles normes, de nouvelles règles de travail permettant
une certaine économie de l’action.
La gestion de la fraude
à la RATP
Thèse de JB Suquet
Il s'agit dans cette recherche de thèse de s'interroger sur
les relations qu'une entreprise de service peut entretenir avec son
environnement, et en particulier avec ses usagers. Pour cela,
l'observation de la rencontre (difficile, mais
avérée) de la "lutte contre la fraude" et de la
"relation de service" à la RATP offre un cas actuel
stimulant. Utilement complété d'une mise en
perspective historique, il permet de replacer la notion-objet de
"fraude" en tension par rapport à un certain état
du système de production du transporteur, alors qu'elle est
souvent considérée comme naturelle ou
évidente.
Une telle problématisation ouvre sur la question de la
construction par l'organisation de service de son rapport à
son environnement: quelles frontières entre le licite et
l'interdit ? par rapport à quel contexte
stratégique ? au moyen de quelle technique ? La recherche se
concentre sur le travail d'enactment fourni par l'organisation de
service pour stabiliser une certaine compréhension de son
rapport à son environnement, et en retour de
l'élaboration des techniques organisationnelles et des
activités permettant sa mise en œuvre.
Coordination entre acteurs autour de la gestion du patrimoine naturel
J-M Pivot
Dans le cadre d’un travail de thèse : « La gestion du patrimoine naturel : stratégies entrepreneuriales et stratégies de structuration dans un
contexte d’interaction faible »
La coordination entre acteurs qu'appelle la gestion de
problèmes de patrimoine naturel soulève des
difficultés particulières compte tenu de la
complexité des mécanismes environnementaux en
jeu, du caractère encore limité des connaissances
disponibles à leur sujet, et de la faiblesse des relations
entre les acteurs susceptibles d'être concernés.
La recherche vise à mieux comprendre comment des processus
d'action en faveur de l'environnement peuvent néanmoins se
dérouler et quelles stratégies les acteurs
développent à cet effet. Elle porte sur la
dynamique de ces processus depuis leur origine et sur
les transformations qui s'opèrent sous
l'influence conjointe des stratégies des acteurs locaux et
de l'évolution du contexte dans lequel ils sont
situés. Trois cas fortement contrastés d'action
locale en faveur de la conservation du patrimoine naturel sont
étudiés, en France (Val d'Allier), en Suisse
(Pays d'Enhaut) et au Canada (Lac Saint Pierre).
Les implications
managériales et sociétales de la mise en place du
compteur d’eau dans une ville indienne
Thèse
d’Akil Amiraly
La thèse a pour objet d’analyser
l’impact de l’installation des compteurs
d’eau individuels par une entreprise française,
Veolia, auprès des acteurs de la distribution
d’eau dans un quartier pilote de Chennai : les usagers, les
gestionnaires de la société d’eau
publique, les élus locaux.
Il s’agit de savoir comment cet outil destiné
à faire payer l’eau en fonction de la consommation
en France est perçu et
réinterprété par les usagers qui
paient l’eau du réseau en fonction d’un
forfait symbolique dans la majorité des villes indiennes.
Aussi, dans quelle mesure sa mise en place reconfigure le rapport de
l’usager à l’eau, influe sur sa
consommation, modifie ses pratiques d’échanges
autour de l’eau, ou transforme sa perception de la gestion du
service par la société d’eau.
L’amélioration du service consécutive
à la mise en place du compteur influe-t-elle sur la
volonté des usagers de payer l’eau en fonction de
leur consommation, et de bénéficier du savoir
faire d’un opérateur privé, de surcroit
étranger ? Enfin, quelle est la nature des obstacles
à l’implémentation du principe que
sous-tend cet outil ?

Les chercheurs
- Anni Borzeix
- Laure Amar
- Nathalie Raulet-Croset
- Régine Teulier
- Damien Collard(associé)
- Benoit Journé(associé)
- François Rousseau(associé)
- Michèle Grojean (associée)
Les doctorants
- Jean-Baptiste Suquet
- Akil Amiraly
- Arnaud Lacaze
- J-M Pivot
Séminaires et interventions
Interventions des chercheurs dans des formations
Les séminaires
- Séminaires
Vies Collectives, animés et coordonnés
par M. Berry, Ecole de Paris du Management
- Séminaires
Entrepreneurs, Villes et Territoire, animés et
coordonnés par M. Berry, Ecole de Paris du Management
Références
Communications :
AMIRALY A., PRIME N., SINGH JP. "Rainwater Harvesting,
Alternative to the Water Supply in Indian Urban Areas: The Case of
Ahmedabad in Gujarat". Indian Institute of Management, Ahmedabad.
Working Paper n°2004.04.01, April 2004
BARCET, A. BONAMY, J. GROSJEAN, M., Une innovation de service par la
mise en réseau de services, Economie et
Sociétés, EGS, 2003, N°5, 11/2003,
1897-1916
BORZEIX A., COLLARD D. – « La médiation
: passeurs-médiateurs et configurations collaboratives
» – Séminaire «
Citoyenneté urbaine », PUCA (Plan Urbanisme
Construction et Architecture) / CNRS, le 28 octobre 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les
incivilités et leur traitement » –
Séminaire « Vies Collectives » de
l’Ecole de Paris du management, le 23 février 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Territoires et médiation : quels services pour quels publics
? Que nous apprennent les sciences de gestion sur les quartiers dont on
parle ? » – Séminaire du PUCA (Plan
Urbanisme Construction et Architecture) « Polarisation
sociale de l’urbain et services publics », le 21
mars 2006.
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – “The concept of
situation: A key concept to study strategizing and organizing
practices in a context of risk”, B. Journé et N.
Raulet-Croset, Communication à EGOS, Bergen, Juillet 2006
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – La situation : au coeur du
lien entre connaissance et activité managériale
– Colloque Semaine de la connaissance, Co-Act, Nantes, Juin
2006
RAULET-CROSET N. – « Action publique et territoires
locaux : la gestion de situations « intermédiaires
» » - Atelier Stratégies, Espaces et
Territoires de l’AIMS, Rouen, Novembre 2006
RAULET-CROSET N. – « La construction
d’une action publique locale en matière de
sécurité : territoires d’action et
choix organisationnels – Le cas d’un
Contrat local de sécurité », N.
Raulet-Croset, 15° Colloque international de la revue
Politiques et Management public, 16 et 17 mars 2006
ROUSSEAU F. – « La fabrique de sens
» International Conference and doctoral consortium, ISEOR
(Lyon) Academy of Management (Etats-Unis), Lyon, avril 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): From Service Relationship to service
encounters: the desirable integration of professional dynamics, 9th
International Research Seminar in Service Management, Lalonde Les
Maures, 30 mai - 2 juin 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): Production de services, comportement
déviant du client et gouvernementalité : pour une
ouverture à la GRH, 1ère journée
d'étude, Maison des Sciences de l'Homme, Nantes, 28 juin
2006.
Articles :
BORZEIX A., COLLARD D. – « La gestion des gares de
banlieue est-elle une compétence ? » –
Education Permanente, n°141, janvier 2000.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Participation, insécurité, civilité :
quand les habitants s’en mêlent »
– Les Cahiers de la Sécurité,
n°61, 2ième trimestre 2006.
COLLARD D. – « Analyser les compétences
des médiateurs dans les gares de banlieue
» – Travail et Emploi, n°94,
avril 2003.
COLLARD D. – « La médiation : une
compétence ingérable ? » -
Gérer et Comprendre, n°72, juin 2003.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « La dynamique de
l’apprentissage “ situé ”,
l’exemple des compétences dites de “
médiation ” » - Revue de Gestion des
Ressources Humaines, n°59, janvier –
février - mars 2006.
GROSJEAN, M. ; HENRY, J., BARCET, A., BONAMY, J. 2004, La
négociation constitutive et instituante Les
co-configurations du service en réseau de soins.
Négociations. N°2, 75-90
GROSJEAN, M., BARCET, A., BONAMY, J. 2003, Reconfigurations des
territoires dans le travail en réseau de soins,
Géocarrefour , 78, N°3, 247-254
PIVOT J.M. et RAULET-CROSET N. – « Cadrages et
projets de territoire dans les processus d’action locaux en
faveur du patrimoine naturel », Pyramides, n° 10
ROUSSEAU F., « L’organisation militante
», Revue Internationale de l’Économie
Sociale, RECMA, n° 303, mars 2007, pp. 44-66.
ROUSSEAU F., « De la foi au marché,
l’étonnante mutation des patronages
d’antan », Gérer et Comprendre,
n° 59 mars 2000, pp. 68-82.
ROUSSEAU F., « Entre commandes publiques et besoins sociaux,
le projet associatif est en crise de sens », , Revue
Internationale de l’Économie Sociale, RECMA,
N° 279, janvier 2001, pp.11-25.
ROUSSEAU F., « Gérer et militer : une autre
façon d’entreprendre pour les associations
éducatives »,e, Revue Internationale de
l’Économie Sociale, RECMA, n° 286,
novembre 2002, pp. 62-70 et n° 287, janvier 2003 pp. 85-92.
ROUSSEAU F., « L’évolution de
l’emploi dans les Centres sociaux : quelle
interprétation ? », revue Travail et
Emploi, n° 80, septembre 1999, pp. 123-140.
ROUSSEAU F., « Réapprendre à conter !
Genèse d’un entrepreneur social »
Gérer et Comprendre, n° 87, mars 2007, pp. 23-34.
Participation à des ouvrages collectifs :
BORZEIX A., COLLARD D. – « Entre lieux-mouvements
et lieux de vie : peut-on gérer les gares de banlieue ?
» - in Jeannot G. et Veltz P. (coord.) –
« Le travail, entre l'entreprise et la cité
» - Editions de l'Aube, 2001.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les dispositifs de
médiation sociale : des espaces d’apprentissage
intermédiaires ? » – in
Filâtre D. et De Terssac G. (coord.) – «
Les dynamiques intermédiaires au cœur de
l’action publique » - Éditions
Octarès, Toulouse, 2005.
HENRY, J. & GROSJEAN, M. La négociation au
cœur du travail, l’exemple du travail en
réseau, in « La négociation
au travail » ouvrage collectif sous la
direction de M. Grosjean et L. Mondada. Lyon, PUL /ARCI, 2004,pp.
219-238
RAULET-CROSET N. : « La construction de services
urbains de médiation : à la croisée
des territoires », in R. Le Duff, J.J. Rigal et G. Schmidt
(ed), Démocratie et management local, Dalloz, 2001
RAULET-CROSET N. : « La nécessaire
création de territoires », dans un ouvrage
coordonné par F. Ginsbourger et J. Landrieu,
Editions de l’Aube, 2000
ROUSSEAU F., « L’étonnante
transformation de l’acteur en agent dans
l’organisation militante », ouvrage
collectif à paraître sous la coordination de J.L.
Laville, Groupe ESSCA et CRIDA, 2007.
Rapport de recherche :
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N., LAMIREAU C., «
Action publique et ordre social à
l’épreuve des incivilités –
Des dispositifs et des hommes », PREG-CRG de
l’Ecole Polytechnique et PUCA/DIV, Avril 2005
Ouvrages
TEULIER R. et LORINO P., Entre connaissance et organisation :
l’activité collective –
L’entreprise face au défi de la connaissance, La
découverte, 2005
Les recherches développées dans cet axe s’intéressent à la prise en charge par des acteurs publics et privés d’une catégorie de problèmes (gestion de l’eau, incivilités dans des quartiers sensibles, fraude, …) ou de besoins sociaux (éducation populaire, soutiens aux personnes en difficulté,…) qui renvoient à des intérêts « collectifs » composites, sont souvent ancrés territorialement, et dont la prise en charge suppose des collaborations multi-acteurs.
Ces collaborations se constituent dans des espaces d’action que l’on peut qualifier d’« intermédiaires » : à la frontière entre public et privé ; entre une intervention publique descendante et des initiatives ascendantes issues d’acteurs locaux ; entre une logique locale territorialisée et une logique plus globale ; entre des initiatives individuelles et des actions à caractère plus institutionnel. Ces agencements mêlent des acteurs variés, aussi bien publics que privés, et s’appuient sur des dynamiques organisationnelles qui se créent aux frontières des organisations traditionnellement en charge de ces problématiques.

Questions explorées dans ces perspectives
Quelle est la nature des configurations organisationnelles
qui soutiennent ces collaborations multi-acteurs ?
Les dynamiques organisationnelles analysées
révèlent des évolutions profondes de
l’action publique. Elles mettent également en
évidence la part croissante d’initiatives
d’intérêt général
prises par ceux que nous pourrions appeler des entrepreneurs sociaux :
des associations (cf les travaux de F. Rousseau), des collectifs
variés, voire de simples citoyens qui jouent un
rôle de « passeur » (voir sur ce
thème les travaux de Borzeix, Collard et Raulet-Croset
concernant la gestion des incivilités dans des zones
urbaines sensibles). Ces dynamiques organisationnelles
s’appuient
sur des formes originales de travail en réseau entre les
acteurs réunis autour de ces problématiques
communes, travail dont la
coordination, la structuration et l'évaluation de la
performance posent des problèmes inédits aux
sciences de la gestion.
L’analyse de ces configurations conduit à
privilégier le niveau de l’«
activité » (voir notamment sur cette approche
l’ouvrage coordonné
par Teulier et Lorino, 2005) et des « pratiques »
des acteurs, à s’intéresser aux formes
et aux sources de l’engagement dans ces actions collectives,
à considérer les évolutions
organisationnelles que suscite leur développement et
à analyser la façon dont ces agencements
réussissent à s’adapter au
caractère évolutif, ambigu et complexe des
« situations » à traiter.
Certaines recherches visent à définir
plus précisément cette notion. L'analyse du
territoire construit a ainsi conduit à identifier des
morceaux de territoire ou " micro-territoires " (cf les travaux de N.
Raulet-Croset), lieux de conflit mais aussi potentiellement de
dynamique et d'évolution. La réflexion sur le
territoire comme support d'action conduit à
s'intéresser à la constitution
des configurations organisationnelles territorialisées (mise
en place des coopérations, élaboration des
activités,...), à leurs modes de fonctionnement
(dispositifs, pratiques et compétences,...) et à
leur dynamique d'évolution (apprentissage, rôle
des critères de performance...). (voir également
les réseaux de soins où sont en jeu plusieurs
dynamiques territoriales Grosjean ,
Barcet, Bonamy 2003).
Comment penser la performance pour rendre compte de l'action
de ces agencements locaux, agencements composites qui initient de
nouvelles réponses aux problématiques sociales
tout en participant au renouvellement de la prise en charge
traditionnelle du service public?
Dans ces nouvelles configurations organisationnelles, la
performance des prestations à évaluer
relève pour partie du
secteur non marchand. On échappe alors partiellement au jeu
des mécanismes de marché classique. Les notions
d'efficacité, de performance et de valeur s'en trouvent, en
conséquence, remises en question. Une réflexion
collective a ainsi
été menée au CRG, sur la question des
évolutions du service public, et de l'analyse de leur
performance. Cela a donné lieu à un livre,
coordonné par E. Lévy (Lévy, 2001). La
prise en compte, pour une entreprise, de son environnement renvoie
à la fois à des
préoccupations d'image, de bon positionnement au regard du
"rating " social qui prend une place de plus en plus grande aux yeux
des
investisseurs ou des ONG, mais également à une
nécessité pour l'entreprise
d'améliorer directement sa performance lorsque cette
dernière est
fortement dépendante de l'environnement local ou
environnement de proximité (voir sur ce point la
thèse engagée par Akil Amiraly, qui pose la
question, sur le cas d'une ville indienne, de
l'intérêt des grandes entreprises
à s'impliquer dans des projets de développement
local).
La présence grandissante d’organisations
associatives et leur contribution à
l’intérêt général,
soutenue ou pas par l’action publique, pose aussi la question
de la mesure de leur utilité sociale (voir sur ce point la
thèse de F.
Rousseau, « Gérer et militer ») .
L'enjeu est aussi de nature politique. Quelles sont les
figures émergentes du bien public dans la mesure
où ces innovations organisationnelles
ne renvoient plus directement à un bien commun abstrait,
défini en amont à une échelle
nationale, mais à une norme d'usage localement
négociée ? Comment s’articule une forme
d’intérêt général
« partiel » avec
l’intérêt public ? Comment
s’articule la prise en compte des individus avec cet
intérêt général et les
intérêts
d’organismes divers (public, privés, associatifs)
dont les logiques d’action, les pratiques et les territoires
sont hétérogènes comme dans la
santé et le soin en réseau (Grosjean et al 2003)
? On s'intéresse ainsi à la mise en tension
inévitable entre les modes de fonctionnement
traditionnels des services publics qui reposent sur le
modèle républicain hérité
du passé et le développement de nouvelles
modalités de l'action
publique qui contribuent à faire apparaître de
nouvelles figures du bien public, des "services" rendus ainsi que de
l'usager-destinataire (Borzeix, 2002).
Comment le territoire structure-t-il l'action collective qui
s'y ancre ?
Le territoire est appréhendé comme un
support pour les nouvelles configurations organisationnelles qui
prennent en charge ces
problématiques, et peut être
considéré à la fois comme une
unité d'analyse et d'action. Il est ainsi vu sous
deux angles : une catégorie pour penser l'action (le
territoire comme unité d'analyse), mais également
un lieu de l'action, qui va
être mobilisé par des entreprises,
collectivités locales, associations,... pour
définir autrement leur activité et leur recherche
de performance.
Peut-on préciser la notion de
responsabilité sociale territoriale derrière les
initiatives et structurations organisationnelles nouvelles qui
émergent pour prendre en charge ces enjeux collectifs ?
Ces nouvelles formes de coopération et de
coordination qui se structurent localement se traduisent-elles par une
prise de conscience collective
face à des problèmes sociaux et/ou
environnementaux (on pense à
l'insécurité urbaine, aux licenciements
économiques, aux risques industriels et
à la pollution…) ?
Soutiennent-elles le renouvellement d’initiatives
entrepreneuriales dont les finalités visent explicitement la
satisfaction de ces biens
communs ? Quel est notamment le rôle joué par les
entreprises dans ces actions innovantes et jusqu'où va leur
engagement ? Face à ces nouvelles " demandes sociales
", l'entreprise est amenée à prendre en compte
des acteurs inhabituels présents sur son territoire
d'action, et à s'engager dans une dimension
spécifique de sa responsabilité sociale : la
responsabilité territoriale.
L'exercice de cette responsabilité territoriale
apparaît dans des cas extrêmes,
comme celui de l'accident de l'usine AZF, étudié
par A. Borzeix et L. Amar. Face à l'ampleur de la
catastrophe, des dispositifs ad hoc
ont été négociés entre les
nombreuses parties prenantes (l'entreprise, ses assureurs, la
Chancellerie, les organismes sociaux, la municipalité, les
magistrats, les médecins, les associations de
victimes…), dont une convention nationale pour
l'indemnisation à l'amiable des victimes. La loi sur la
prévention des risques industriels confirme la
responsabilité territoriale des entreprises " à
risque ", tout en faisant porter sur les assurés
eux-mêmes une partie de la charge financière
liée au risque (par
l'augmentation des cotisations).
Méthodologies
Ces questions sont explorées dans des contextes territoriaux variés (échelle de la ville, de quartiers,
micro-territoire d'une gare, ...) et par le biais de différentes problématiques socio-politiques (incivilité urbaine, protection de
l'environnement, dynamique économique, développement social, fraude, assistance aux personnes après une catastrophe.
De tels choix amènent les chercheurs de l'équipe à utiliser des méthodes variées et pluri-disciplinaires issues notamment de l’anthropologie,
la sociologie du travail, l’ethnométhodologie, la linguistique, l’éthologie, l’ergonomie,..., pour appréhender les formes de coopération
localement ancrées, en considérant notamment l’analyse des activités et des pratiques des différents acteurs.
Il s'agit
- d’une part de réussir à croiser / confronter les regards, grâce aux changements d'échelle, et à l'observation du travail en
réseau effectué par les acteurs.
- d'autre part de donner à voir des dimensions traditionnellement quelque peu délaissées par les sciences de gestion, et notamment les micro-interactions
quotidiennes qui fondent l’activité et sont à la base des coopérations. Certains questionnements demandent ainsi de recourir à
l'écologie urbaine (espace public), aux sciences du travail (quel rôle des agents de base ?), ou encore à la prise en compte des micro-interactions et des interactions
langagières (quelle place donner aux acteurs dans la compréhension et dans la production quotidienne de l'ordre social ?).
Projets de recherche récents ou en cours
Territoire, médiation et incivilités : Action publique et ordre social à l'épreuve des incivilités - des dispositifs et des hommes - Recherche PUCA-DIV
Chercheurs : A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, C. Lamireau
La recherche a pour objectif d’analyser comment se construit
localement une politique de sécurité publique. A
partir du cas de deux cités de la région
parisienne, elle montre comment deux formes d’ «
ordre » interagissent et s’appuient mutuellement :
celle de l’ordre social existant, lié à
la civilité, à la vie quotidienne, et celle du
« maintien de l’ordre », lié
aux actions explicites de sécurisation. Les
résultats suggèrent que l’on peut voir
dans cette interaction une des clés de la
réussite de certaines actions de sécurisation qui
s’appuient à la fois sur les
régulations institutionnelles classiques, et sur les
régulations de la vie ordinaire. Ces règles de la
vie ordinaire sont rarement connues, explicitées, ou mises
en rapport direct avec les mesures prises en matière de
régulation de l’insécurité
ou de traitement de l’incivilité. Et pourtant,
elles vont susciter, à la mesure des atteintes qui les
touchent, certaines formes de « participation » des
habitants, qui vont alors interagir avec les institutions.
C’est la façon dont se combinent
compétences des habitants et compétences
institutionnelles, au sein de territoires et dans des configurations
organisationnelles variées, qui sont au cœur de
l’analyse.
Evaluer la performance d'un
dispositif d'indemnisation du point de vue des victimes : le cas d'AZF
Chercheurs : A. Borzeix, L. Amar
Une meilleure information (plus lisible, plus
compréhensible, plus accessible) suffit-elle pour que
« les gens » aient accès au droit ?
Telle est la question générale qui soutient cette
enquête menée suite à
l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001.
L’information dont il s’agit concerne les
ressources offertes au public par un dispositif d’aide,
d’accompagnement et de suivi des victimes conçu et
mis en place à l’initiative de la Chancellerie un
mois après la catastrophe mais qui se maintiendra dans la
durée sur près de trois ans. Cette information
porte notamment sur les clauses d’une convention nationale
(signée un mois après la catastrophe) qui pose le
principe de l’indemnisation amiable (des victimes) faite par
les assureurs, sans attendre le résultat du
procès en responsabilité. Ce type
d’indemnisation présente pour les victimes
« l’avantage d’être rapide et
souple mais nécessite de s’assurer que les
indemnités proposées sont conformes à
celles qui auraient été allouées par
les tribunaux », lit-on dans les attendus de la convention.
Comment ce dispositif a-t-il fonctionné à
l’épreuve du terrain ? Etait-il accessible ?
intelligible ? cohérent ? a-t-il été
efficace, pour qui et de quel point de vue ?
Formalisation et transmission des compétences implicites des agents au contact de la clientèle SNCF
Chercheurs : R. Teulier, A. Borzeix, D.
Collard, N. Raulet-Croset, JB Suquet
La recherche porte sur l’identification des compétences intuitives ou implicites, non formalisées ou difficilement formalisables des agents au
contact de la clientèle SNCF. L’objectif est d’en faciliter la transmission et de mieux réussir à les intégrer aux programmes de formation et aux
outils et aux pratiques de management. Nous nous intéressons dans cet objectif aux dynamiques et processus d’apprentissage sous-jacents à l’acquisition et la transmission de
ces compétences, et choisissons comme niveau d’observation celui des routines (Feldman) et des micro-pratiques (Rouleau).
Modalités de gestion des initiatives sociales : le cas des organisations militantes à but non lucratif
Chercheur : F. Rousseau
En combinant initiative privée et intérêt public, les associations forment des
agencements originaux de ressources humaines, matérielles et
symboliques. La recherche vise à la construction du concept
de l'organisation militante pour une meilleure compréhension
de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et
économiques qui sont au cœur de la
problématique de développement de ces
organisations. Leur logique d’action articule
représentations sociales, pratiques collectives
répétées et engagement de
l’identité des participants dans des formes
d’organisation qui fournissent des services divers et
où la question du sens produit est une composante
clé du système productif. En
référence aux travaux de Weick,
l’étude des modalités selon lesquelles
elles intègrent cette activité de production de
sens conduit à mieux poser la différence entre la
construction du sens collectif qui est invoquée par les
militants-dirigeants et la construction collective du sens qui est
nécessairement pratiquée pour entretenir la
cohésion interne de l'organisation.
Les réseaux de soin
Chercheur : M. Grosjean
Les réseaux de soins constituent une innovation
considérable dans le service de santé en ce
qu’ils visent à une prise en charge des patients,
notamment les patients affectés de maladies chroniques, le
long de leur trajectoire de soin, du domicile à
l’hôpital. Mis en place dans une visée
de rationalisation des soins et simultanément sous la
pression des associations de professionnels et de la demande sociale
des patients, ces nouveaux services « en
réseau » ont pour
caractéristiques -la transversalité, -la
coopération de professionnels et d’organisations
de nature différente (hôpital, associations,
services communaux..) entre lesquels n’existe aucune relation
hiérarchique, -et le recentrage sur le malade et
son environnement. En étudiant de manière
longitudinale (2002-2006) un réseau
Ville-Hôpital-Clinique de la région de
Mâcon, nous avons montré, en
référence aux travaux
d’Engeström (théories de
l’activité), combien cette coopération
nécessaire génère de contradictions du
fait des aléas permanents liés à la
particularité de chaque trajectoire de patient et
à
l’hétérogénéité
des systèmes d’activité des
organisations concernées dont les règles de
fonctionnement et les pratiques sont souvent peu compatibles, ce qui
génère nombre de difficultés pour les
patients. De ce fait, dans ces réseaux, la
négociation apparaît constitutive du service lui
même, tant dans la prise en compte du
particulier, la gestion de l’aléa de la
trajectoire de chaque patient, que dans la définition de
nouvelles normes, de nouvelles règles de travail permettant
une certaine économie de l’action.
La gestion de la fraude
à la RATP
Thèse de JB Suquet
Il s'agit dans cette recherche de thèse de s'interroger sur
les relations qu'une entreprise de service peut entretenir avec son
environnement, et en particulier avec ses usagers. Pour cela,
l'observation de la rencontre (difficile, mais
avérée) de la "lutte contre la fraude" et de la
"relation de service" à la RATP offre un cas actuel
stimulant. Utilement complété d'une mise en
perspective historique, il permet de replacer la notion-objet de
"fraude" en tension par rapport à un certain état
du système de production du transporteur, alors qu'elle est
souvent considérée comme naturelle ou
évidente.
Une telle problématisation ouvre sur la question de la
construction par l'organisation de service de son rapport à
son environnement: quelles frontières entre le licite et
l'interdit ? par rapport à quel contexte
stratégique ? au moyen de quelle technique ? La recherche se
concentre sur le travail d'enactment fourni par l'organisation de
service pour stabiliser une certaine compréhension de son
rapport à son environnement, et en retour de
l'élaboration des techniques organisationnelles et des
activités permettant sa mise en œuvre.
Coordination entre acteurs autour de la gestion du patrimoine naturel
J-M Pivot
Dans le cadre d’un travail de thèse : « La gestion du patrimoine naturel : stratégies entrepreneuriales et stratégies de structuration dans un
contexte d’interaction faible »
La coordination entre acteurs qu'appelle la gestion de
problèmes de patrimoine naturel soulève des
difficultés particulières compte tenu de la
complexité des mécanismes environnementaux en
jeu, du caractère encore limité des connaissances
disponibles à leur sujet, et de la faiblesse des relations
entre les acteurs susceptibles d'être concernés.
La recherche vise à mieux comprendre comment des processus
d'action en faveur de l'environnement peuvent néanmoins se
dérouler et quelles stratégies les acteurs
développent à cet effet. Elle porte sur la
dynamique de ces processus depuis leur origine et sur
les transformations qui s'opèrent sous
l'influence conjointe des stratégies des acteurs locaux et
de l'évolution du contexte dans lequel ils sont
situés. Trois cas fortement contrastés d'action
locale en faveur de la conservation du patrimoine naturel sont
étudiés, en France (Val d'Allier), en Suisse
(Pays d'Enhaut) et au Canada (Lac Saint Pierre).
Les implications
managériales et sociétales de la mise en place du
compteur d’eau dans une ville indienne
Thèse
d’Akil Amiraly
La thèse a pour objet d’analyser
l’impact de l’installation des compteurs
d’eau individuels par une entreprise française,
Veolia, auprès des acteurs de la distribution
d’eau dans un quartier pilote de Chennai : les usagers, les
gestionnaires de la société d’eau
publique, les élus locaux.
Il s’agit de savoir comment cet outil destiné
à faire payer l’eau en fonction de la consommation
en France est perçu et
réinterprété par les usagers qui
paient l’eau du réseau en fonction d’un
forfait symbolique dans la majorité des villes indiennes.
Aussi, dans quelle mesure sa mise en place reconfigure le rapport de
l’usager à l’eau, influe sur sa
consommation, modifie ses pratiques d’échanges
autour de l’eau, ou transforme sa perception de la gestion du
service par la société d’eau.
L’amélioration du service consécutive
à la mise en place du compteur influe-t-elle sur la
volonté des usagers de payer l’eau en fonction de
leur consommation, et de bénéficier du savoir
faire d’un opérateur privé, de surcroit
étranger ? Enfin, quelle est la nature des obstacles
à l’implémentation du principe que
sous-tend cet outil ?

Les chercheurs
- Anni Borzeix
- Laure Amar
- Nathalie Raulet-Croset
- Régine Teulier
- Damien Collard(associé)
- Benoit Journé(associé)
- François Rousseau(associé)
- Michèle Grojean (associée)
Les doctorants
- Jean-Baptiste Suquet
- Akil Amiraly
- Arnaud Lacaze
- J-M Pivot
Séminaires et interventions
Interventions des chercheurs dans des formations
Les séminaires
- Séminaires
Vies Collectives, animés et coordonnés
par M. Berry, Ecole de Paris du Management
- Séminaires
Entrepreneurs, Villes et Territoire, animés et
coordonnés par M. Berry, Ecole de Paris du Management
Références
Communications :
AMIRALY A., PRIME N., SINGH JP. "Rainwater Harvesting,
Alternative to the Water Supply in Indian Urban Areas: The Case of
Ahmedabad in Gujarat". Indian Institute of Management, Ahmedabad.
Working Paper n°2004.04.01, April 2004
BARCET, A. BONAMY, J. GROSJEAN, M., Une innovation de service par la
mise en réseau de services, Economie et
Sociétés, EGS, 2003, N°5, 11/2003,
1897-1916
BORZEIX A., COLLARD D. – « La médiation
: passeurs-médiateurs et configurations collaboratives
» – Séminaire «
Citoyenneté urbaine », PUCA (Plan Urbanisme
Construction et Architecture) / CNRS, le 28 octobre 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les
incivilités et leur traitement » –
Séminaire « Vies Collectives » de
l’Ecole de Paris du management, le 23 février 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Territoires et médiation : quels services pour quels publics
? Que nous apprennent les sciences de gestion sur les quartiers dont on
parle ? » – Séminaire du PUCA (Plan
Urbanisme Construction et Architecture) « Polarisation
sociale de l’urbain et services publics », le 21
mars 2006.
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – “The concept of
situation: A key concept to study strategizing and organizing
practices in a context of risk”, B. Journé et N.
Raulet-Croset, Communication à EGOS, Bergen, Juillet 2006
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – La situation : au coeur du
lien entre connaissance et activité managériale
– Colloque Semaine de la connaissance, Co-Act, Nantes, Juin
2006
RAULET-CROSET N. – « Action publique et territoires
locaux : la gestion de situations « intermédiaires
» » - Atelier Stratégies, Espaces et
Territoires de l’AIMS, Rouen, Novembre 2006
RAULET-CROSET N. – « La construction
d’une action publique locale en matière de
sécurité : territoires d’action et
choix organisationnels – Le cas d’un
Contrat local de sécurité », N.
Raulet-Croset, 15° Colloque international de la revue
Politiques et Management public, 16 et 17 mars 2006
ROUSSEAU F. – « La fabrique de sens
» International Conference and doctoral consortium, ISEOR
(Lyon) Academy of Management (Etats-Unis), Lyon, avril 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): From Service Relationship to service
encounters: the desirable integration of professional dynamics, 9th
International Research Seminar in Service Management, Lalonde Les
Maures, 30 mai - 2 juin 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): Production de services, comportement
déviant du client et gouvernementalité : pour une
ouverture à la GRH, 1ère journée
d'étude, Maison des Sciences de l'Homme, Nantes, 28 juin
2006.
Articles :
BORZEIX A., COLLARD D. – « La gestion des gares de
banlieue est-elle une compétence ? » –
Education Permanente, n°141, janvier 2000.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Participation, insécurité, civilité :
quand les habitants s’en mêlent »
– Les Cahiers de la Sécurité,
n°61, 2ième trimestre 2006.
COLLARD D. – « Analyser les compétences
des médiateurs dans les gares de banlieue
» – Travail et Emploi, n°94,
avril 2003.
COLLARD D. – « La médiation : une
compétence ingérable ? » -
Gérer et Comprendre, n°72, juin 2003.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « La dynamique de
l’apprentissage “ situé ”,
l’exemple des compétences dites de “
médiation ” » - Revue de Gestion des
Ressources Humaines, n°59, janvier –
février - mars 2006.
GROSJEAN, M. ; HENRY, J., BARCET, A., BONAMY, J. 2004, La
négociation constitutive et instituante Les
co-configurations du service en réseau de soins.
Négociations. N°2, 75-90
GROSJEAN, M., BARCET, A., BONAMY, J. 2003, Reconfigurations des
territoires dans le travail en réseau de soins,
Géocarrefour , 78, N°3, 247-254
PIVOT J.M. et RAULET-CROSET N. – « Cadrages et
projets de territoire dans les processus d’action locaux en
faveur du patrimoine naturel », Pyramides, n° 10
ROUSSEAU F., « L’organisation militante
», Revue Internationale de l’Économie
Sociale, RECMA, n° 303, mars 2007, pp. 44-66.
ROUSSEAU F., « De la foi au marché,
l’étonnante mutation des patronages
d’antan », Gérer et Comprendre,
n° 59 mars 2000, pp. 68-82.
ROUSSEAU F., « Entre commandes publiques et besoins sociaux,
le projet associatif est en crise de sens », , Revue
Internationale de l’Économie Sociale, RECMA,
N° 279, janvier 2001, pp.11-25.
ROUSSEAU F., « Gérer et militer : une autre
façon d’entreprendre pour les associations
éducatives »,e, Revue Internationale de
l’Économie Sociale, RECMA, n° 286,
novembre 2002, pp. 62-70 et n° 287, janvier 2003 pp. 85-92.
ROUSSEAU F., « L’évolution de
l’emploi dans les Centres sociaux : quelle
interprétation ? », revue Travail et
Emploi, n° 80, septembre 1999, pp. 123-140.
ROUSSEAU F., « Réapprendre à conter !
Genèse d’un entrepreneur social »
Gérer et Comprendre, n° 87, mars 2007, pp. 23-34.
Participation à des ouvrages collectifs :
BORZEIX A., COLLARD D. – « Entre lieux-mouvements
et lieux de vie : peut-on gérer les gares de banlieue ?
» - in Jeannot G. et Veltz P. (coord.) –
« Le travail, entre l'entreprise et la cité
» - Editions de l'Aube, 2001.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les dispositifs de
médiation sociale : des espaces d’apprentissage
intermédiaires ? » – in
Filâtre D. et De Terssac G. (coord.) – «
Les dynamiques intermédiaires au cœur de
l’action publique » - Éditions
Octarès, Toulouse, 2005.
HENRY, J. & GROSJEAN, M. La négociation au
cœur du travail, l’exemple du travail en
réseau, in « La négociation
au travail » ouvrage collectif sous la
direction de M. Grosjean et L. Mondada. Lyon, PUL /ARCI, 2004,pp.
219-238
RAULET-CROSET N. : « La construction de services
urbains de médiation : à la croisée
des territoires », in R. Le Duff, J.J. Rigal et G. Schmidt
(ed), Démocratie et management local, Dalloz, 2001
RAULET-CROSET N. : « La nécessaire
création de territoires », dans un ouvrage
coordonné par F. Ginsbourger et J. Landrieu,
Editions de l’Aube, 2000
ROUSSEAU F., « L’étonnante
transformation de l’acteur en agent dans
l’organisation militante », ouvrage
collectif à paraître sous la coordination de J.L.
Laville, Groupe ESSCA et CRIDA, 2007.
Rapport de recherche :
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N., LAMIREAU C., «
Action publique et ordre social à
l’épreuve des incivilités –
Des dispositifs et des hommes », PREG-CRG de
l’Ecole Polytechnique et PUCA/DIV, Avril 2005
Ouvrages
TEULIER R. et LORINO P., Entre connaissance et organisation :
l’activité collective –
L’entreprise face au défi de la connaissance, La
découverte, 2005
Quelle est la nature des configurations organisationnelles qui soutiennent ces collaborations multi-acteurs ?
Les dynamiques organisationnelles analysées révèlent des évolutions profondes de l’action publique. Elles mettent également en évidence la part croissante d’initiatives d’intérêt général prises par ceux que nous pourrions appeler des entrepreneurs sociaux : des associations (cf les travaux de F. Rousseau), des collectifs variés, voire de simples citoyens qui jouent un rôle de « passeur » (voir sur ce thème les travaux de Borzeix, Collard et Raulet-Croset concernant la gestion des incivilités dans des zones urbaines sensibles). Ces dynamiques organisationnelles s’appuient sur des formes originales de travail en réseau entre les acteurs réunis autour de ces problématiques communes, travail dont la coordination, la structuration et l'évaluation de la performance posent des problèmes inédits aux sciences de la gestion.
L’analyse de ces configurations conduit à privilégier le niveau de l’« activité » (voir notamment sur cette approche l’ouvrage coordonné par Teulier et Lorino, 2005) et des « pratiques » des acteurs, à s’intéresser aux formes et aux sources de l’engagement dans ces actions collectives, à considérer les évolutions organisationnelles que suscite leur développement et à analyser la façon dont ces agencements réussissent à s’adapter au caractère évolutif, ambigu et complexe des « situations » à traiter.
Certaines recherches visent à définir plus précisément cette notion. L'analyse du territoire construit a ainsi conduit à identifier des morceaux de territoire ou " micro-territoires " (cf les travaux de N. Raulet-Croset), lieux de conflit mais aussi potentiellement de dynamique et d'évolution. La réflexion sur le territoire comme support d'action conduit à s'intéresser à la constitution des configurations organisationnelles territorialisées (mise en place des coopérations, élaboration des activités,...), à leurs modes de fonctionnement (dispositifs, pratiques et compétences,...) et à leur dynamique d'évolution (apprentissage, rôle des critères de performance...). (voir également les réseaux de soins où sont en jeu plusieurs dynamiques territoriales Grosjean , Barcet, Bonamy 2003).
Comment penser la performance pour rendre compte de l'action de ces agencements locaux, agencements composites qui initient de nouvelles réponses aux problématiques sociales tout en participant au renouvellement de la prise en charge traditionnelle du service public?
Dans ces nouvelles configurations organisationnelles, la performance des prestations à évaluer relève pour partie du secteur non marchand. On échappe alors partiellement au jeu des mécanismes de marché classique. Les notions d'efficacité, de performance et de valeur s'en trouvent, en conséquence, remises en question. Une réflexion collective a ainsi été menée au CRG, sur la question des évolutions du service public, et de l'analyse de leur performance. Cela a donné lieu à un livre, coordonné par E. Lévy (Lévy, 2001). La prise en compte, pour une entreprise, de son environnement renvoie à la fois à des préoccupations d'image, de bon positionnement au regard du "rating " social qui prend une place de plus en plus grande aux yeux des investisseurs ou des ONG, mais également à une nécessité pour l'entreprise d'améliorer directement sa performance lorsque cette dernière est fortement dépendante de l'environnement local ou environnement de proximité (voir sur ce point la thèse engagée par Akil Amiraly, qui pose la question, sur le cas d'une ville indienne, de l'intérêt des grandes entreprises à s'impliquer dans des projets de développement local).
La présence grandissante d’organisations associatives et leur contribution à l’intérêt général, soutenue ou pas par l’action publique, pose aussi la question de la mesure de leur utilité sociale (voir sur ce point la thèse de F. Rousseau, « Gérer et militer ») .
L'enjeu est aussi de nature politique. Quelles sont les figures émergentes du bien public dans la mesure où ces innovations organisationnelles ne renvoient plus directement à un bien commun abstrait, défini en amont à une échelle nationale, mais à une norme d'usage localement négociée ? Comment s’articule une forme d’intérêt général « partiel » avec l’intérêt public ? Comment s’articule la prise en compte des individus avec cet intérêt général et les intérêts d’organismes divers (public, privés, associatifs) dont les logiques d’action, les pratiques et les territoires sont hétérogènes comme dans la santé et le soin en réseau (Grosjean et al 2003) ? On s'intéresse ainsi à la mise en tension inévitable entre les modes de fonctionnement traditionnels des services publics qui reposent sur le modèle républicain hérité du passé et le développement de nouvelles modalités de l'action publique qui contribuent à faire apparaître de nouvelles figures du bien public, des "services" rendus ainsi que de l'usager-destinataire (Borzeix, 2002).
Comment le territoire structure-t-il l'action collective qui s'y ancre ?
Le territoire est appréhendé comme un support pour les nouvelles configurations organisationnelles qui prennent en charge ces problématiques, et peut être considéré à la fois comme une unité d'analyse et d'action. Il est ainsi vu sous deux angles : une catégorie pour penser l'action (le territoire comme unité d'analyse), mais également un lieu de l'action, qui va être mobilisé par des entreprises, collectivités locales, associations,... pour définir autrement leur activité et leur recherche de performance.
Peut-on préciser la notion de responsabilité sociale territoriale derrière les initiatives et structurations organisationnelles nouvelles qui émergent pour prendre en charge ces enjeux collectifs ?
Ces nouvelles formes de coopération et de coordination qui se structurent localement se traduisent-elles par une prise de conscience collective face à des problèmes sociaux et/ou environnementaux (on pense à l'insécurité urbaine, aux licenciements économiques, aux risques industriels et à la pollution…) ? Soutiennent-elles le renouvellement d’initiatives entrepreneuriales dont les finalités visent explicitement la satisfaction de ces biens communs ? Quel est notamment le rôle joué par les entreprises dans ces actions innovantes et jusqu'où va leur engagement ? Face à ces nouvelles " demandes sociales ", l'entreprise est amenée à prendre en compte des acteurs inhabituels présents sur son territoire d'action, et à s'engager dans une dimension spécifique de sa responsabilité sociale : la responsabilité territoriale. L'exercice de cette responsabilité territoriale apparaît dans des cas extrêmes, comme celui de l'accident de l'usine AZF, étudié par A. Borzeix et L. Amar. Face à l'ampleur de la catastrophe, des dispositifs ad hoc ont été négociés entre les nombreuses parties prenantes (l'entreprise, ses assureurs, la Chancellerie, les organismes sociaux, la municipalité, les magistrats, les médecins, les associations de victimes…), dont une convention nationale pour l'indemnisation à l'amiable des victimes. La loi sur la prévention des risques industriels confirme la responsabilité territoriale des entreprises " à risque ", tout en faisant porter sur les assurés eux-mêmes une partie de la charge financière liée au risque (par l'augmentation des cotisations).
Ces questions sont explorées dans des contextes territoriaux variés (échelle de la ville, de quartiers, micro-territoire d'une gare, ...) et par le biais de différentes problématiques socio-politiques (incivilité urbaine, protection de l'environnement, dynamique économique, développement social, fraude, assistance aux personnes après une catastrophe.
De tels choix amènent les chercheurs de l'équipe à utiliser des méthodes variées et pluri-disciplinaires issues notamment de l’anthropologie, la sociologie du travail, l’ethnométhodologie, la linguistique, l’éthologie, l’ergonomie,..., pour appréhender les formes de coopération localement ancrées, en considérant notamment l’analyse des activités et des pratiques des différents acteurs.
Il s'agit
- d’une part de réussir à croiser / confronter les regards, grâce aux changements d'échelle, et à l'observation du travail en réseau effectué par les acteurs.
- d'autre part de donner à voir des dimensions traditionnellement quelque peu délaissées par les sciences de gestion, et notamment les micro-interactions quotidiennes qui fondent l’activité et sont à la base des coopérations. Certains questionnements demandent ainsi de recourir à l'écologie urbaine (espace public), aux sciences du travail (quel rôle des agents de base ?), ou encore à la prise en compte des micro-interactions et des interactions langagières (quelle place donner aux acteurs dans la compréhension et dans la production quotidienne de l'ordre social ?).
Projets de recherche récents ou en cours
Territoire, médiation et incivilités : Action publique et ordre social à l'épreuve des incivilités - des dispositifs et des hommes - Recherche PUCA-DIV
Chercheurs : A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, C. Lamireau
La recherche a pour objectif d’analyser comment se construit
localement une politique de sécurité publique. A
partir du cas de deux cités de la région
parisienne, elle montre comment deux formes d’ «
ordre » interagissent et s’appuient mutuellement :
celle de l’ordre social existant, lié à
la civilité, à la vie quotidienne, et celle du
« maintien de l’ordre », lié
aux actions explicites de sécurisation. Les
résultats suggèrent que l’on peut voir
dans cette interaction une des clés de la
réussite de certaines actions de sécurisation qui
s’appuient à la fois sur les
régulations institutionnelles classiques, et sur les
régulations de la vie ordinaire. Ces règles de la
vie ordinaire sont rarement connues, explicitées, ou mises
en rapport direct avec les mesures prises en matière de
régulation de l’insécurité
ou de traitement de l’incivilité. Et pourtant,
elles vont susciter, à la mesure des atteintes qui les
touchent, certaines formes de « participation » des
habitants, qui vont alors interagir avec les institutions.
C’est la façon dont se combinent
compétences des habitants et compétences
institutionnelles, au sein de territoires et dans des configurations
organisationnelles variées, qui sont au cœur de
l’analyse.
Evaluer la performance d'un
dispositif d'indemnisation du point de vue des victimes : le cas d'AZF
Chercheurs : A. Borzeix, L. Amar
Une meilleure information (plus lisible, plus
compréhensible, plus accessible) suffit-elle pour que
« les gens » aient accès au droit ?
Telle est la question générale qui soutient cette
enquête menée suite à
l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001.
L’information dont il s’agit concerne les
ressources offertes au public par un dispositif d’aide,
d’accompagnement et de suivi des victimes conçu et
mis en place à l’initiative de la Chancellerie un
mois après la catastrophe mais qui se maintiendra dans la
durée sur près de trois ans. Cette information
porte notamment sur les clauses d’une convention nationale
(signée un mois après la catastrophe) qui pose le
principe de l’indemnisation amiable (des victimes) faite par
les assureurs, sans attendre le résultat du
procès en responsabilité. Ce type
d’indemnisation présente pour les victimes
« l’avantage d’être rapide et
souple mais nécessite de s’assurer que les
indemnités proposées sont conformes à
celles qui auraient été allouées par
les tribunaux », lit-on dans les attendus de la convention.
Comment ce dispositif a-t-il fonctionné à
l’épreuve du terrain ? Etait-il accessible ?
intelligible ? cohérent ? a-t-il été
efficace, pour qui et de quel point de vue ?
Formalisation et transmission des compétences implicites des agents au contact de la clientèle SNCF
Chercheurs : R. Teulier, A. Borzeix, D.
Collard, N. Raulet-Croset, JB Suquet
La recherche porte sur l’identification des compétences intuitives ou implicites, non formalisées ou difficilement formalisables des agents au
contact de la clientèle SNCF. L’objectif est d’en faciliter la transmission et de mieux réussir à les intégrer aux programmes de formation et aux
outils et aux pratiques de management. Nous nous intéressons dans cet objectif aux dynamiques et processus d’apprentissage sous-jacents à l’acquisition et la transmission de
ces compétences, et choisissons comme niveau d’observation celui des routines (Feldman) et des micro-pratiques (Rouleau).
Modalités de gestion des initiatives sociales : le cas des organisations militantes à but non lucratif
Chercheur : F. Rousseau
En combinant initiative privée et intérêt public, les associations forment des
agencements originaux de ressources humaines, matérielles et
symboliques. La recherche vise à la construction du concept
de l'organisation militante pour une meilleure compréhension
de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et
économiques qui sont au cœur de la
problématique de développement de ces
organisations. Leur logique d’action articule
représentations sociales, pratiques collectives
répétées et engagement de
l’identité des participants dans des formes
d’organisation qui fournissent des services divers et
où la question du sens produit est une composante
clé du système productif. En
référence aux travaux de Weick,
l’étude des modalités selon lesquelles
elles intègrent cette activité de production de
sens conduit à mieux poser la différence entre la
construction du sens collectif qui est invoquée par les
militants-dirigeants et la construction collective du sens qui est
nécessairement pratiquée pour entretenir la
cohésion interne de l'organisation.
Les réseaux de soin
Chercheur : M. Grosjean
Les réseaux de soins constituent une innovation
considérable dans le service de santé en ce
qu’ils visent à une prise en charge des patients,
notamment les patients affectés de maladies chroniques, le
long de leur trajectoire de soin, du domicile à
l’hôpital. Mis en place dans une visée
de rationalisation des soins et simultanément sous la
pression des associations de professionnels et de la demande sociale
des patients, ces nouveaux services « en
réseau » ont pour
caractéristiques -la transversalité, -la
coopération de professionnels et d’organisations
de nature différente (hôpital, associations,
services communaux..) entre lesquels n’existe aucune relation
hiérarchique, -et le recentrage sur le malade et
son environnement. En étudiant de manière
longitudinale (2002-2006) un réseau
Ville-Hôpital-Clinique de la région de
Mâcon, nous avons montré, en
référence aux travaux
d’Engeström (théories de
l’activité), combien cette coopération
nécessaire génère de contradictions du
fait des aléas permanents liés à la
particularité de chaque trajectoire de patient et
à
l’hétérogénéité
des systèmes d’activité des
organisations concernées dont les règles de
fonctionnement et les pratiques sont souvent peu compatibles, ce qui
génère nombre de difficultés pour les
patients. De ce fait, dans ces réseaux, la
négociation apparaît constitutive du service lui
même, tant dans la prise en compte du
particulier, la gestion de l’aléa de la
trajectoire de chaque patient, que dans la définition de
nouvelles normes, de nouvelles règles de travail permettant
une certaine économie de l’action.
La gestion de la fraude
à la RATP
Thèse de JB Suquet
Il s'agit dans cette recherche de thèse de s'interroger sur
les relations qu'une entreprise de service peut entretenir avec son
environnement, et en particulier avec ses usagers. Pour cela,
l'observation de la rencontre (difficile, mais
avérée) de la "lutte contre la fraude" et de la
"relation de service" à la RATP offre un cas actuel
stimulant. Utilement complété d'une mise en
perspective historique, il permet de replacer la notion-objet de
"fraude" en tension par rapport à un certain état
du système de production du transporteur, alors qu'elle est
souvent considérée comme naturelle ou
évidente.
Une telle problématisation ouvre sur la question de la
construction par l'organisation de service de son rapport à
son environnement: quelles frontières entre le licite et
l'interdit ? par rapport à quel contexte
stratégique ? au moyen de quelle technique ? La recherche se
concentre sur le travail d'enactment fourni par l'organisation de
service pour stabiliser une certaine compréhension de son
rapport à son environnement, et en retour de
l'élaboration des techniques organisationnelles et des
activités permettant sa mise en œuvre.
Coordination entre acteurs autour de la gestion du patrimoine naturel
J-M Pivot
Dans le cadre d’un travail de thèse : « La gestion du patrimoine naturel : stratégies entrepreneuriales et stratégies de structuration dans un
contexte d’interaction faible »
La coordination entre acteurs qu'appelle la gestion de
problèmes de patrimoine naturel soulève des
difficultés particulières compte tenu de la
complexité des mécanismes environnementaux en
jeu, du caractère encore limité des connaissances
disponibles à leur sujet, et de la faiblesse des relations
entre les acteurs susceptibles d'être concernés.
La recherche vise à mieux comprendre comment des processus
d'action en faveur de l'environnement peuvent néanmoins se
dérouler et quelles stratégies les acteurs
développent à cet effet. Elle porte sur la
dynamique de ces processus depuis leur origine et sur
les transformations qui s'opèrent sous
l'influence conjointe des stratégies des acteurs locaux et
de l'évolution du contexte dans lequel ils sont
situés. Trois cas fortement contrastés d'action
locale en faveur de la conservation du patrimoine naturel sont
étudiés, en France (Val d'Allier), en Suisse
(Pays d'Enhaut) et au Canada (Lac Saint Pierre).
Les implications
managériales et sociétales de la mise en place du
compteur d’eau dans une ville indienne
Thèse
d’Akil Amiraly
La thèse a pour objet d’analyser
l’impact de l’installation des compteurs
d’eau individuels par une entreprise française,
Veolia, auprès des acteurs de la distribution
d’eau dans un quartier pilote de Chennai : les usagers, les
gestionnaires de la société d’eau
publique, les élus locaux.
Il s’agit de savoir comment cet outil destiné
à faire payer l’eau en fonction de la consommation
en France est perçu et
réinterprété par les usagers qui
paient l’eau du réseau en fonction d’un
forfait symbolique dans la majorité des villes indiennes.
Aussi, dans quelle mesure sa mise en place reconfigure le rapport de
l’usager à l’eau, influe sur sa
consommation, modifie ses pratiques d’échanges
autour de l’eau, ou transforme sa perception de la gestion du
service par la société d’eau.
L’amélioration du service consécutive
à la mise en place du compteur influe-t-elle sur la
volonté des usagers de payer l’eau en fonction de
leur consommation, et de bénéficier du savoir
faire d’un opérateur privé, de surcroit
étranger ? Enfin, quelle est la nature des obstacles
à l’implémentation du principe que
sous-tend cet outil ?

Les chercheurs
- Anni Borzeix
- Laure Amar
- Nathalie Raulet-Croset
- Régine Teulier
- Damien Collard(associé)
- Benoit Journé(associé)
- François Rousseau(associé)
- Michèle Grojean (associée)
Les doctorants
- Jean-Baptiste Suquet
- Akil Amiraly
- Arnaud Lacaze
- J-M Pivot
Séminaires et interventions
Interventions des chercheurs dans des formations
Les séminaires
- Séminaires
Vies Collectives, animés et coordonnés
par M. Berry, Ecole de Paris du Management
- Séminaires
Entrepreneurs, Villes et Territoire, animés et
coordonnés par M. Berry, Ecole de Paris du Management
Références
Communications :
AMIRALY A., PRIME N., SINGH JP. "Rainwater Harvesting,
Alternative to the Water Supply in Indian Urban Areas: The Case of
Ahmedabad in Gujarat". Indian Institute of Management, Ahmedabad.
Working Paper n°2004.04.01, April 2004
BARCET, A. BONAMY, J. GROSJEAN, M., Une innovation de service par la
mise en réseau de services, Economie et
Sociétés, EGS, 2003, N°5, 11/2003,
1897-1916
BORZEIX A., COLLARD D. – « La médiation
: passeurs-médiateurs et configurations collaboratives
» – Séminaire «
Citoyenneté urbaine », PUCA (Plan Urbanisme
Construction et Architecture) / CNRS, le 28 octobre 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les
incivilités et leur traitement » –
Séminaire « Vies Collectives » de
l’Ecole de Paris du management, le 23 février 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Territoires et médiation : quels services pour quels publics
? Que nous apprennent les sciences de gestion sur les quartiers dont on
parle ? » – Séminaire du PUCA (Plan
Urbanisme Construction et Architecture) « Polarisation
sociale de l’urbain et services publics », le 21
mars 2006.
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – “The concept of
situation: A key concept to study strategizing and organizing
practices in a context of risk”, B. Journé et N.
Raulet-Croset, Communication à EGOS, Bergen, Juillet 2006
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – La situation : au coeur du
lien entre connaissance et activité managériale
– Colloque Semaine de la connaissance, Co-Act, Nantes, Juin
2006
RAULET-CROSET N. – « Action publique et territoires
locaux : la gestion de situations « intermédiaires
» » - Atelier Stratégies, Espaces et
Territoires de l’AIMS, Rouen, Novembre 2006
RAULET-CROSET N. – « La construction
d’une action publique locale en matière de
sécurité : territoires d’action et
choix organisationnels – Le cas d’un
Contrat local de sécurité », N.
Raulet-Croset, 15° Colloque international de la revue
Politiques et Management public, 16 et 17 mars 2006
ROUSSEAU F. – « La fabrique de sens
» International Conference and doctoral consortium, ISEOR
(Lyon) Academy of Management (Etats-Unis), Lyon, avril 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): From Service Relationship to service
encounters: the desirable integration of professional dynamics, 9th
International Research Seminar in Service Management, Lalonde Les
Maures, 30 mai - 2 juin 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): Production de services, comportement
déviant du client et gouvernementalité : pour une
ouverture à la GRH, 1ère journée
d'étude, Maison des Sciences de l'Homme, Nantes, 28 juin
2006.
Articles :
BORZEIX A., COLLARD D. – « La gestion des gares de
banlieue est-elle une compétence ? » –
Education Permanente, n°141, janvier 2000.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – «
Participation, insécurité, civilité :
quand les habitants s’en mêlent »
– Les Cahiers de la Sécurité,
n°61, 2ième trimestre 2006.
COLLARD D. – « Analyser les compétences
des médiateurs dans les gares de banlieue
» – Travail et Emploi, n°94,
avril 2003.
COLLARD D. – « La médiation : une
compétence ingérable ? » -
Gérer et Comprendre, n°72, juin 2003.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « La dynamique de
l’apprentissage “ situé ”,
l’exemple des compétences dites de “
médiation ” » - Revue de Gestion des
Ressources Humaines, n°59, janvier –
février - mars 2006.
GROSJEAN, M. ; HENRY, J., BARCET, A., BONAMY, J. 2004, La
négociation constitutive et instituante Les
co-configurations du service en réseau de soins.
Négociations. N°2, 75-90
GROSJEAN, M., BARCET, A., BONAMY, J. 2003, Reconfigurations des
territoires dans le travail en réseau de soins,
Géocarrefour , 78, N°3, 247-254
PIVOT J.M. et RAULET-CROSET N. – « Cadrages et
projets de territoire dans les processus d’action locaux en
faveur du patrimoine naturel », Pyramides, n° 10
ROUSSEAU F., « L’organisation militante
», Revue Internationale de l’Économie
Sociale, RECMA, n° 303, mars 2007, pp. 44-66.
ROUSSEAU F., « De la foi au marché,
l’étonnante mutation des patronages
d’antan », Gérer et Comprendre,
n° 59 mars 2000, pp. 68-82.
ROUSSEAU F., « Entre commandes publiques et besoins sociaux,
le projet associatif est en crise de sens », , Revue
Internationale de l’Économie Sociale, RECMA,
N° 279, janvier 2001, pp.11-25.
ROUSSEAU F., « Gérer et militer : une autre
façon d’entreprendre pour les associations
éducatives »,e, Revue Internationale de
l’Économie Sociale, RECMA, n° 286,
novembre 2002, pp. 62-70 et n° 287, janvier 2003 pp. 85-92.
ROUSSEAU F., « L’évolution de
l’emploi dans les Centres sociaux : quelle
interprétation ? », revue Travail et
Emploi, n° 80, septembre 1999, pp. 123-140.
ROUSSEAU F., « Réapprendre à conter !
Genèse d’un entrepreneur social »
Gérer et Comprendre, n° 87, mars 2007, pp. 23-34.
Participation à des ouvrages collectifs :
BORZEIX A., COLLARD D. – « Entre lieux-mouvements
et lieux de vie : peut-on gérer les gares de banlieue ?
» - in Jeannot G. et Veltz P. (coord.) –
« Le travail, entre l'entreprise et la cité
» - Editions de l'Aube, 2001.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les dispositifs de
médiation sociale : des espaces d’apprentissage
intermédiaires ? » – in
Filâtre D. et De Terssac G. (coord.) – «
Les dynamiques intermédiaires au cœur de
l’action publique » - Éditions
Octarès, Toulouse, 2005.
HENRY, J. & GROSJEAN, M. La négociation au
cœur du travail, l’exemple du travail en
réseau, in « La négociation
au travail » ouvrage collectif sous la
direction de M. Grosjean et L. Mondada. Lyon, PUL /ARCI, 2004,pp.
219-238
RAULET-CROSET N. : « La construction de services
urbains de médiation : à la croisée
des territoires », in R. Le Duff, J.J. Rigal et G. Schmidt
(ed), Démocratie et management local, Dalloz, 2001
RAULET-CROSET N. : « La nécessaire
création de territoires », dans un ouvrage
coordonné par F. Ginsbourger et J. Landrieu,
Editions de l’Aube, 2000
ROUSSEAU F., « L’étonnante
transformation de l’acteur en agent dans
l’organisation militante », ouvrage
collectif à paraître sous la coordination de J.L.
Laville, Groupe ESSCA et CRIDA, 2007.
Rapport de recherche :
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N., LAMIREAU C., «
Action publique et ordre social à
l’épreuve des incivilités –
Des dispositifs et des hommes », PREG-CRG de
l’Ecole Polytechnique et PUCA/DIV, Avril 2005
Ouvrages
TEULIER R. et LORINO P., Entre connaissance et organisation :
l’activité collective –
L’entreprise face au défi de la connaissance, La
découverte, 2005
Territoire, médiation et incivilités : Action publique et ordre social à l'épreuve des incivilités - des dispositifs et des hommes - Recherche PUCA-DIV
Chercheurs : A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, C. Lamireau
La recherche a pour objectif d’analyser comment se construit localement une politique de sécurité publique. A partir du cas de deux cités de la région parisienne, elle montre comment deux formes d’ « ordre » interagissent et s’appuient mutuellement : celle de l’ordre social existant, lié à la civilité, à la vie quotidienne, et celle du « maintien de l’ordre », lié aux actions explicites de sécurisation. Les résultats suggèrent que l’on peut voir dans cette interaction une des clés de la réussite de certaines actions de sécurisation qui s’appuient à la fois sur les régulations institutionnelles classiques, et sur les régulations de la vie ordinaire. Ces règles de la vie ordinaire sont rarement connues, explicitées, ou mises en rapport direct avec les mesures prises en matière de régulation de l’insécurité ou de traitement de l’incivilité. Et pourtant, elles vont susciter, à la mesure des atteintes qui les touchent, certaines formes de « participation » des habitants, qui vont alors interagir avec les institutions. C’est la façon dont se combinent compétences des habitants et compétences institutionnelles, au sein de territoires et dans des configurations organisationnelles variées, qui sont au cœur de l’analyse.
Evaluer la performance d'un dispositif d'indemnisation du point de vue des victimes : le cas d'AZF
Chercheurs : A. Borzeix, L. Amar
Une meilleure information (plus lisible, plus compréhensible, plus accessible) suffit-elle pour que « les gens » aient accès au droit ? Telle est la question générale qui soutient cette enquête menée suite à l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001. L’information dont il s’agit concerne les ressources offertes au public par un dispositif d’aide, d’accompagnement et de suivi des victimes conçu et mis en place à l’initiative de la Chancellerie un mois après la catastrophe mais qui se maintiendra dans la durée sur près de trois ans. Cette information porte notamment sur les clauses d’une convention nationale (signée un mois après la catastrophe) qui pose le principe de l’indemnisation amiable (des victimes) faite par les assureurs, sans attendre le résultat du procès en responsabilité. Ce type d’indemnisation présente pour les victimes « l’avantage d’être rapide et souple mais nécessite de s’assurer que les indemnités proposées sont conformes à celles qui auraient été allouées par les tribunaux », lit-on dans les attendus de la convention. Comment ce dispositif a-t-il fonctionné à l’épreuve du terrain ? Etait-il accessible ? intelligible ? cohérent ? a-t-il été efficace, pour qui et de quel point de vue ?
Formalisation et transmission des compétences implicites des agents au contact de la clientèle SNCF
Chercheurs : R. Teulier, A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, JB Suquet
La recherche porte sur l’identification des compétences intuitives ou implicites, non formalisées ou difficilement formalisables des agents au contact de la clientèle SNCF. L’objectif est d’en faciliter la transmission et de mieux réussir à les intégrer aux programmes de formation et aux outils et aux pratiques de management. Nous nous intéressons dans cet objectif aux dynamiques et processus d’apprentissage sous-jacents à l’acquisition et la transmission de ces compétences, et choisissons comme niveau d’observation celui des routines (Feldman) et des micro-pratiques (Rouleau).
Modalités de gestion des initiatives sociales : le cas des organisations militantes à but non lucratif
Chercheur : F. Rousseau
En combinant initiative privée et intérêt public, les associations forment des agencements originaux de ressources humaines, matérielles et symboliques. La recherche vise à la construction du concept de l'organisation militante pour une meilleure compréhension de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et économiques qui sont au cœur de la problématique de développement de ces organisations. Leur logique d’action articule représentations sociales, pratiques collectives répétées et engagement de l’identité des participants dans des formes d’organisation qui fournissent des services divers et où la question du sens produit est une composante clé du système productif. En référence aux travaux de Weick, l’étude des modalités selon lesquelles elles intègrent cette activité de production de sens conduit à mieux poser la différence entre la construction du sens collectif qui est invoquée par les militants-dirigeants et la construction collective du sens qui est nécessairement pratiquée pour entretenir la cohésion interne de l'organisation.
Les réseaux de soin
Chercheur : M. Grosjean
Les réseaux de soins constituent une innovation considérable dans le service de santé en ce qu’ils visent à une prise en charge des patients, notamment les patients affectés de maladies chroniques, le long de leur trajectoire de soin, du domicile à l’hôpital. Mis en place dans une visée de rationalisation des soins et simultanément sous la pression des associations de professionnels et de la demande sociale des patients, ces nouveaux services « en réseau » ont pour caractéristiques -la transversalité, -la coopération de professionnels et d’organisations de nature différente (hôpital, associations, services communaux..) entre lesquels n’existe aucune relation hiérarchique, -et le recentrage sur le malade et son environnement. En étudiant de manière longitudinale (2002-2006) un réseau Ville-Hôpital-Clinique de la région de Mâcon, nous avons montré, en référence aux travaux d’Engeström (théories de l’activité), combien cette coopération nécessaire génère de contradictions du fait des aléas permanents liés à la particularité de chaque trajectoire de patient et à l’hétérogénéité des systèmes d’activité des organisations concernées dont les règles de fonctionnement et les pratiques sont souvent peu compatibles, ce qui génère nombre de difficultés pour les patients. De ce fait, dans ces réseaux, la négociation apparaît constitutive du service lui même, tant dans la prise en compte du particulier, la gestion de l’aléa de la trajectoire de chaque patient, que dans la définition de nouvelles normes, de nouvelles règles de travail permettant une certaine économie de l’action.
La gestion de la fraude à la RATP
Thèse de JB Suquet
Il s'agit dans cette recherche de thèse de s'interroger sur les relations qu'une entreprise de service peut entretenir avec son environnement, et en particulier avec ses usagers. Pour cela, l'observation de la rencontre (difficile, mais avérée) de la "lutte contre la fraude" et de la "relation de service" à la RATP offre un cas actuel stimulant. Utilement complété d'une mise en perspective historique, il permet de replacer la notion-objet de "fraude" en tension par rapport à un certain état du système de production du transporteur, alors qu'elle est souvent considérée comme naturelle ou évidente.
Une telle problématisation ouvre sur la question de la construction par l'organisation de service de son rapport à son environnement: quelles frontières entre le licite et l'interdit ? par rapport à quel contexte stratégique ? au moyen de quelle technique ? La recherche se concentre sur le travail d'enactment fourni par l'organisation de service pour stabiliser une certaine compréhension de son rapport à son environnement, et en retour de l'élaboration des techniques organisationnelles et des activités permettant sa mise en œuvre.
Coordination entre acteurs autour de la gestion du patrimoine naturel
J-M Pivot
Dans le cadre d’un travail de thèse : « La gestion du patrimoine naturel : stratégies entrepreneuriales et stratégies de structuration dans un contexte d’interaction faible »
La coordination entre acteurs qu'appelle la gestion de problèmes de patrimoine naturel soulève des difficultés particulières compte tenu de la complexité des mécanismes environnementaux en jeu, du caractère encore limité des connaissances disponibles à leur sujet, et de la faiblesse des relations entre les acteurs susceptibles d'être concernés. La recherche vise à mieux comprendre comment des processus d'action en faveur de l'environnement peuvent néanmoins se dérouler et quelles stratégies les acteurs développent à cet effet. Elle porte sur la dynamique de ces processus depuis leur origine et sur les transformations qui s'opèrent sous l'influence conjointe des stratégies des acteurs locaux et de l'évolution du contexte dans lequel ils sont situés. Trois cas fortement contrastés d'action locale en faveur de la conservation du patrimoine naturel sont étudiés, en France (Val d'Allier), en Suisse (Pays d'Enhaut) et au Canada (Lac Saint Pierre).
Les implications managériales et sociétales de la mise en place du compteur d’eau dans une ville indienne
Thèse d’Akil Amiraly
La thèse a pour objet d’analyser l’impact de l’installation des compteurs d’eau individuels par une entreprise française, Veolia, auprès des acteurs de la distribution d’eau dans un quartier pilote de Chennai : les usagers, les gestionnaires de la société d’eau publique, les élus locaux.
Il s’agit de savoir comment cet outil destiné à faire payer l’eau en fonction de la consommation en France est perçu et réinterprété par les usagers qui paient l’eau du réseau en fonction d’un forfait symbolique dans la majorité des villes indiennes. Aussi, dans quelle mesure sa mise en place reconfigure le rapport de l’usager à l’eau, influe sur sa consommation, modifie ses pratiques d’échanges autour de l’eau, ou transforme sa perception de la gestion du service par la société d’eau. L’amélioration du service consécutive à la mise en place du compteur influe-t-elle sur la volonté des usagers de payer l’eau en fonction de leur consommation, et de bénéficier du savoir faire d’un opérateur privé, de surcroit étranger ? Enfin, quelle est la nature des obstacles à l’implémentation du principe que sous-tend cet outil ?
Les chercheurs
- Anni Borzeix
- Laure Amar
- Nathalie Raulet-Croset
- Régine Teulier
- Damien Collard(associé)
- Benoit Journé(associé)
- François Rousseau(associé)
- Michèle Grojean (associée)
Les doctorants
- Jean-Baptiste Suquet
- Akil Amiraly
- Arnaud Lacaze
- J-M Pivot
Séminaires et interventions
Interventions des chercheurs dans des formations
Les séminaires
- Séminaires Vies Collectives, animés et coordonnés par M. Berry, Ecole de Paris du Management
- Séminaires Entrepreneurs, Villes et Territoire, animés et coordonnés par M. Berry, Ecole de Paris du Management
AMIRALY A., PRIME N., SINGH JP. "Rainwater Harvesting, Alternative to the Water Supply in Indian Urban Areas: The Case of Ahmedabad in Gujarat". Indian Institute of Management, Ahmedabad. Working Paper n°2004.04.01, April 2004
BARCET, A. BONAMY, J. GROSJEAN, M., Une innovation de service par la mise en réseau de services, Economie et Sociétés, EGS, 2003, N°5, 11/2003, 1897-1916
BORZEIX A., COLLARD D. – « La médiation : passeurs-médiateurs et configurations collaboratives » – Séminaire « Citoyenneté urbaine », PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture) / CNRS, le 28 octobre 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les incivilités et leur traitement » – Séminaire « Vies Collectives » de l’Ecole de Paris du management, le 23 février 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Territoires et médiation : quels services pour quels publics ? Que nous apprennent les sciences de gestion sur les quartiers dont on parle ? » – Séminaire du PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture) « Polarisation sociale de l’urbain et services publics », le 21 mars 2006.
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – “The concept of situation: A key concept to study strategizing and organizing practices in a context of risk”, B. Journé et N. Raulet-Croset, Communication à EGOS, Bergen, Juillet 2006
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – La situation : au coeur du lien entre connaissance et activité managériale – Colloque Semaine de la connaissance, Co-Act, Nantes, Juin 2006
RAULET-CROSET N. – « Action publique et territoires locaux : la gestion de situations « intermédiaires » » - Atelier Stratégies, Espaces et Territoires de l’AIMS, Rouen, Novembre 2006
RAULET-CROSET N. – « La construction d’une action publique locale en matière de sécurité : territoires d’action et choix organisationnels – Le cas d’un Contrat local de sécurité », N. Raulet-Croset, 15° Colloque international de la revue Politiques et Management public, 16 et 17 mars 2006
ROUSSEAU F. – « La fabrique de sens » International Conference and doctoral consortium, ISEOR (Lyon) Academy of Management (Etats-Unis), Lyon, avril 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): From Service Relationship to service encounters: the desirable integration of professional dynamics, 9th International Research Seminar in Service Management, Lalonde Les Maures, 30 mai - 2 juin 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): Production de services, comportement déviant du client et gouvernementalité : pour une ouverture à la GRH, 1ère journée d'étude, Maison des Sciences de l'Homme, Nantes, 28 juin 2006.
Articles :
BORZEIX A., COLLARD D. – « La gestion des gares de banlieue est-elle une compétence ? » – Education Permanente, n°141, janvier 2000.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Participation, insécurité, civilité : quand les habitants s’en mêlent » – Les Cahiers de la Sécurité, n°61, 2ième trimestre 2006.
COLLARD D. – « Analyser les compétences des médiateurs dans les gares de banlieue » – Travail et Emploi, n°94, avril 2003.
COLLARD D. – « La médiation : une compétence ingérable ? » - Gérer et Comprendre, n°72, juin 2003.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « La dynamique de l’apprentissage “ situé ”, l’exemple des compétences dites de “ médiation ” » - Revue de Gestion des Ressources Humaines, n°59, janvier – février - mars 2006.
GROSJEAN, M. ; HENRY, J., BARCET, A., BONAMY, J. 2004, La négociation constitutive et instituante Les co-configurations du service en réseau de soins. Négociations. N°2, 75-90
GROSJEAN, M., BARCET, A., BONAMY, J. 2003, Reconfigurations des territoires dans le travail en réseau de soins, Géocarrefour , 78, N°3, 247-254
PIVOT J.M. et RAULET-CROSET N. – « Cadrages et projets de territoire dans les processus d’action locaux en faveur du patrimoine naturel », Pyramides, n° 10
ROUSSEAU F., « L’organisation militante », Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, n° 303, mars 2007, pp. 44-66.
ROUSSEAU F., « De la foi au marché, l’étonnante mutation des patronages d’antan », Gérer et Comprendre, n° 59 mars 2000, pp. 68-82.
ROUSSEAU F., « Entre commandes publiques et besoins sociaux, le projet associatif est en crise de sens », , Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, N° 279, janvier 2001, pp.11-25.
ROUSSEAU F., « Gérer et militer : une autre façon d’entreprendre pour les associations éducatives »,e, Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, n° 286, novembre 2002, pp. 62-70 et n° 287, janvier 2003 pp. 85-92.
ROUSSEAU F., « L’évolution de l’emploi dans les Centres sociaux : quelle interprétation ? », revue Travail et Emploi, n° 80, septembre 1999, pp. 123-140.
ROUSSEAU F., « Réapprendre à conter ! Genèse d’un entrepreneur social » Gérer et Comprendre, n° 87, mars 2007, pp. 23-34.
Participation à des ouvrages collectifs :
BORZEIX A., COLLARD D. – « Entre lieux-mouvements et lieux de vie : peut-on gérer les gares de banlieue ? » - in Jeannot G. et Veltz P. (coord.) – « Le travail, entre l'entreprise et la cité » - Editions de l'Aube, 2001.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les dispositifs de médiation sociale : des espaces d’apprentissage intermédiaires ? » – in Filâtre D. et De Terssac G. (coord.) – « Les dynamiques intermédiaires au cœur de l’action publique » - Éditions Octarès, Toulouse, 2005.
HENRY, J. & GROSJEAN, M. La négociation au cœur du travail, l’exemple du travail en réseau, in « La négociation au travail » ouvrage collectif sous la direction de M. Grosjean et L. Mondada. Lyon, PUL /ARCI, 2004,pp. 219-238
RAULET-CROSET N. : « La construction de services urbains de médiation : à la croisée des territoires », in R. Le Duff, J.J. Rigal et G. Schmidt (ed), Démocratie et management local, Dalloz, 2001
RAULET-CROSET N. : « La nécessaire création de territoires », dans un ouvrage coordonné par F. Ginsbourger et J. Landrieu, Editions de l’Aube, 2000
ROUSSEAU F., « L’étonnante transformation de l’acteur en agent dans l’organisation militante », ouvrage collectif à paraître sous la coordination de J.L. Laville, Groupe ESSCA et CRIDA, 2007.
Rapport de recherche :
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N., LAMIREAU C., « Action publique et ordre social à l’épreuve des incivilités – Des dispositifs et des hommes », PREG-CRG de l’Ecole Polytechnique et PUCA/DIV, Avril 2005
Ouvrages
TEULIER R. et LORINO P., Entre connaissance et organisation : l’activité collective – L’entreprise face au défi de la connaissance, La découverte, 2005

