Thème : Territoires, Agencements & Performances

En un mot


Les recherches développées dans cet axe s’intéressent à la prise en charge par des acteurs publics et privés d’une catégorie de   problèmes (gestion de l’eau, incivilités dans des quartiers sensibles, fraude, …) ou de besoins sociaux (éducation populaire, soutiens aux personnes en difficulté,…) qui renvoient à des intérêts « collectifs » composites, sont souvent ancrés territorialement, et dont la prise en charge suppose des collaborations multi-acteurs.

Ces collaborations se constituent dans des espaces d’action que l’on peut qualifier d’« intermédiaires » : à la frontière entre public et privé ; entre une intervention publique descendante et des initiatives ascendantes issues d’acteurs locaux ; entre une logique locale territorialisée et une logique plus globale ; entre des initiatives individuelles et des actions à caractère plus institutionnel. Ces agencements mêlent des acteurs variés, aussi bien publics que privés, et s’appuient sur des dynamiques organisationnelles qui se créent aux frontières des organisations traditionnellement en charge de ces problématiques.

territoire


Questions explorées dans ces perspectives

Quelle est la nature des configurations organisationnelles qui soutiennent ces collaborations multi-acteurs ?

Les dynamiques organisationnelles analysées révèlent des évolutions profondes de l’action publique. Elles mettent également en évidence la part croissante d’initiatives d’intérêt général prises par ceux que nous pourrions appeler des entrepreneurs sociaux : des associations (cf les travaux de F. Rousseau), des collectifs variés, voire de simples citoyens qui jouent un rôle de « passeur » (voir sur ce thème les travaux de Borzeix, Collard et Raulet-Croset concernant la gestion des incivilités dans des zones urbaines sensibles).  Ces dynamiques organisationnelles s’appuient sur des formes originales de travail en réseau entre les acteurs réunis autour de ces problématiques communes, travail dont la coordination, la structuration et l'évaluation de la performance posent des problèmes inédits aux sciences de la gestion.

L’analyse de ces configurations conduit à privilégier le niveau de l’« activité » (voir notamment sur cette approche l’ouvrage coordonné par Teulier et Lorino, 2005) et des « pratiques » des acteurs, à s’intéresser aux formes et aux sources de l’engagement dans ces actions collectives, à considérer les évolutions organisationnelles que suscite leur développement et à analyser la façon dont ces agencements réussissent à s’adapter au caractère évolutif, ambigu et complexe des « situations » à traiter.

Certaines recherches visent à définir plus précisément cette notion. L'analyse du territoire construit a ainsi conduit à identifier des morceaux de territoire ou " micro-territoires " (cf les travaux de N. Raulet-Croset), lieux de conflit mais aussi potentiellement de dynamique et d'évolution. La réflexion sur le territoire comme support d'action conduit à s'intéresser à la constitution des configurations organisationnelles territorialisées (mise en place des coopérations, élaboration des activités,...), à leurs modes de fonctionnement (dispositifs, pratiques et compétences,...) et à leur dynamique d'évolution (apprentissage, rôle des critères de performance...). (voir également les réseaux de soins où sont en jeu plusieurs dynamiques territoriales Grosjean , Barcet, Bonamy 2003).

Comment penser la performance pour rendre compte de l'action de ces agencements locaux, agencements composites qui initient de nouvelles réponses aux problématiques sociales tout en participant au renouvellement de la prise en charge traditionnelle du service public?

Dans ces nouvelles configurations organisationnelles, la performance des prestations à évaluer relève pour partie du secteur non marchand. On échappe alors partiellement au jeu des mécanismes de marché classique. Les notions d'efficacité, de performance et de valeur s'en trouvent, en conséquence, remises en question. Une réflexion collective a ainsi été menée au CRG, sur la question des évolutions du service public, et de l'analyse de leur performance. Cela a donné lieu à un livre, coordonné par E. Lévy (Lévy, 2001). La prise en compte, pour une entreprise, de son environnement renvoie à la fois à des préoccupations d'image, de bon positionnement au regard du "rating " social qui prend une place de plus en plus grande aux yeux des investisseurs ou des ONG, mais également à une nécessité pour l'entreprise d'améliorer directement sa performance lorsque cette dernière est fortement dépendante de l'environnement local ou environnement de proximité (voir sur ce point la thèse engagée par Akil Amiraly, qui pose la question, sur le cas d'une ville indienne, de l'intérêt des grandes entreprises à s'impliquer dans des projets de développement local).

La présence grandissante d’organisations associatives et leur contribution à l’intérêt général, soutenue ou pas par l’action publique, pose aussi la question de la mesure de leur utilité sociale (voir sur ce point la thèse de F. Rousseau, « Gérer et militer ») .

L'enjeu est aussi de nature politique. Quelles sont les figures émergentes du bien public dans la mesure où ces innovations organisationnelles ne renvoient plus directement à un bien commun abstrait, défini en amont à une échelle nationale, mais à une norme d'usage localement négociée ? Comment s’articule une forme d’intérêt général « partiel » avec l’intérêt public ? Comment s’articule la prise en compte des individus avec cet intérêt général et les intérêts d’organismes divers (public, privés, associatifs) dont les logiques d’action, les pratiques et les territoires sont hétérogènes comme dans la santé et le soin en réseau (Grosjean et al 2003) ? On s'intéresse ainsi à la mise en tension inévitable entre les modes de fonctionnement traditionnels des services publics qui reposent sur le modèle républicain hérité du passé et le développement de nouvelles modalités de l'action publique qui contribuent à faire apparaître de nouvelles figures du bien public, des "services" rendus ainsi que de l'usager-destinataire (Borzeix, 2002).

Comment le territoire structure-t-il l'action collective qui s'y ancre ?

Le territoire est appréhendé comme un support pour les nouvelles configurations organisationnelles qui prennent en charge ces problématiques, et peut être considéré à la fois comme une unité d'analyse et d'action. Il est ainsi vu sous deux angles : une catégorie pour penser l'action (le territoire comme unité d'analyse), mais également un lieu de l'action, qui va être mobilisé par des entreprises, collectivités locales, associations,... pour définir autrement leur activité et leur recherche de performance.

Peut-on préciser la notion de responsabilité sociale territoriale derrière les initiatives et structurations organisationnelles nouvelles qui émergent pour prendre en charge ces enjeux collectifs ?

Ces nouvelles formes de coopération et de coordination qui se structurent localement se traduisent-elles par une prise de conscience collective face à des problèmes sociaux et/ou environnementaux (on pense à l'insécurité urbaine, aux licenciements économiques, aux risques industriels et à la pollution…) ? Soutiennent-elles le renouvellement d’initiatives entrepreneuriales dont les finalités visent explicitement la satisfaction de ces biens communs ? Quel est notamment le rôle joué par les entreprises dans ces actions innovantes et jusqu'où va leur engagement ? Face à ces nouvelles " demandes sociales ", l'entreprise est amenée à prendre en compte des acteurs inhabituels présents sur son territoire d'action, et à s'engager dans une dimension spécifique de sa responsabilité sociale : la responsabilité territoriale. L'exercice de cette responsabilité territoriale apparaît dans des cas extrêmes, comme celui de l'accident de l'usine AZF, étudié par A. Borzeix et L. Amar. Face à l'ampleur de la catastrophe, des dispositifs ad hoc ont été négociés entre les nombreuses parties prenantes (l'entreprise, ses assureurs, la Chancellerie, les organismes sociaux, la municipalité, les magistrats, les médecins, les associations de victimes…), dont une convention nationale pour l'indemnisation à l'amiable des victimes. La loi sur la prévention des risques industriels confirme la responsabilité territoriale des entreprises " à risque ", tout en faisant porter sur les assurés eux-mêmes une partie de la charge financière liée au risque (par l'augmentation des cotisations).

 

Méthodologies


Ces questions sont explorées dans des contextes territoriaux variés (échelle de la ville, de quartiers, micro-territoire d'une gare, ...) et par le biais de différentes problématiques socio-politiques (incivilité urbaine, protection de l'environnement, dynamique économique, développement social, fraude, assistance aux personnes après une catastrophe.

De tels choix amènent les chercheurs de l'équipe à utiliser des méthodes variées et pluri-disciplinaires issues notamment de l’anthropologie, la sociologie du travail, l’ethnométhodologie, la linguistique, l’éthologie, l’ergonomie,..., pour appréhender les formes de coopération localement ancrées, en considérant notamment l’analyse des activités et des pratiques des différents acteurs.

Il s'agit

  • d’une part de réussir à croiser / confronter les regards, grâce aux changements d'échelle, et à l'observation du travail en réseau effectué par les acteurs.
  • d'autre part de donner à voir des dimensions traditionnellement quelque peu délaissées par les sciences de gestion, et notamment les micro-interactions quotidiennes qui fondent l’activité et sont à la base des coopérations. Certains questionnements demandent ainsi de recourir à l'écologie urbaine (espace public), aux sciences du travail (quel rôle des agents de base ?), ou encore à la prise en compte des micro-interactions et des interactions langagières (quelle place donner aux acteurs dans la compréhension et dans la production quotidienne de l'ordre social ?).

Projets de recherche récents ou en cours


Territoire, médiation et incivilités : Action publique et ordre social à l'épreuve des incivilités - des dispositifs et des hommes - Recherche PUCA-DIV

Chercheurs : A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, C. Lamireau

La recherche a pour objectif d’analyser comment se construit localement une politique de sécurité publique. A partir du cas de deux cités de la région parisienne, elle montre comment deux formes d’ « ordre » interagissent et s’appuient mutuellement : celle de l’ordre social existant, lié à la civilité, à la vie quotidienne, et celle du « maintien de l’ordre », lié aux actions explicites de sécurisation. Les résultats suggèrent que l’on peut voir dans cette interaction une des clés de la réussite de certaines actions de sécurisation qui s’appuient à la fois sur les régulations institutionnelles classiques, et sur les régulations de la vie ordinaire. Ces règles de la vie ordinaire sont rarement connues, explicitées, ou mises en rapport direct avec les mesures prises en matière de régulation de l’insécurité ou de traitement de l’incivilité. Et pourtant, elles vont susciter, à la mesure des atteintes qui les touchent, certaines formes de « participation » des habitants, qui vont alors interagir avec les institutions. C’est la façon dont se combinent compétences des habitants et compétences institutionnelles, au sein de territoires et dans des configurations organisationnelles variées, qui sont au cœur de l’analyse.

Evaluer la performance d'un dispositif d'indemnisation du point de vue des victimes : le cas d'AZF

Chercheurs : A. Borzeix, L. Amar

Une meilleure information (plus lisible, plus compréhensible, plus accessible) suffit-elle pour que « les gens » aient accès au droit ? Telle est la question générale qui soutient cette enquête menée suite à l’explosion de l’usine AZF en septembre 2001. L’information dont il s’agit concerne les ressources offertes au public par un dispositif d’aide, d’accompagnement et de suivi des victimes conçu et mis en place à l’initiative de la Chancellerie un mois après la catastrophe mais qui se maintiendra dans la durée sur près de trois ans. Cette information porte notamment sur les clauses d’une convention nationale (signée un mois après la catastrophe) qui pose le principe de l’indemnisation amiable (des victimes) faite par les assureurs, sans attendre le résultat du procès en responsabilité. Ce type d’indemnisation présente pour les victimes « l’avantage d’être rapide et souple mais nécessite de s’assurer que les indemnités proposées sont conformes à celles qui auraient été allouées par les tribunaux », lit-on dans les attendus de la convention. Comment ce dispositif a-t-il fonctionné à l’épreuve du terrain ? Etait-il accessible ? intelligible ? cohérent ? a-t-il été efficace, pour qui et de quel point de vue ?

Formalisation et transmission des compétences implicites des agents au contact de la clientèle SNCF

Chercheurs : R. Teulier, A. Borzeix, D. Collard, N. Raulet-Croset, JB Suquet

La recherche porte sur l’identification des compétences intuitives ou implicites, non formalisées ou difficilement formalisables des agents au contact de la clientèle SNCF. L’objectif est d’en faciliter la transmission et de mieux réussir à les intégrer aux programmes de formation et aux outils et aux pratiques de management. Nous nous intéressons dans cet objectif aux dynamiques et processus d’apprentissage sous-jacents à l’acquisition et la transmission de ces compétences, et choisissons comme niveau d’observation celui des routines (Feldman) et des micro-pratiques (Rouleau).

Modalités de gestion des initiatives sociales : le cas des organisations militantes à but non lucratif 

Chercheur : F. Rousseau

En combinant initiative privée et intérêt public, les associations forment des agencements originaux de ressources humaines, matérielles et symboliques. La recherche vise à la construction du concept de l'organisation militante pour une meilleure compréhension de la mise en tension entre les deux dimensions sociales et économiques qui sont au cœur de la problématique de développement de ces organisations. Leur logique d’action articule représentations sociales, pratiques collectives répétées et engagement de l’identité des participants dans des formes d’organisation qui fournissent des services divers et où la question du sens produit est une composante clé du système productif. En référence aux travaux de Weick, l’étude des modalités selon lesquelles elles intègrent cette activité de production de sens conduit à mieux poser la différence entre la construction du sens collectif qui est invoquée par les militants-dirigeants et la construction collective du sens qui est nécessairement pratiquée pour entretenir la cohésion interne de l'organisation.

Les réseaux de soin

Chercheur : M. Grosjean

Les réseaux de soins constituent une innovation considérable dans le service de santé en ce qu’ils visent à une prise en charge des patients, notamment les patients affectés de maladies chroniques, le long de leur trajectoire de soin, du domicile à l’hôpital. Mis en place dans une visée de rationalisation des soins et simultanément sous la pression des associations de professionnels et de la demande sociale des patients,  ces nouveaux services « en réseau »  ont pour caractéristiques -la transversalité, -la coopération de professionnels et d’organisations de nature différente (hôpital, associations, services communaux..) entre lesquels n’existe aucune relation hiérarchique,  -et le recentrage sur le malade et son environnement. En étudiant de manière longitudinale (2002-2006) un réseau Ville-Hôpital-Clinique de la région de Mâcon, nous avons montré, en référence aux travaux d’Engeström (théories de l’activité), combien cette coopération nécessaire génère de contradictions du fait des aléas permanents liés à la particularité de chaque trajectoire de patient et à l’hétérogénéité des systèmes d’activité des organisations concernées dont les règles de fonctionnement et les pratiques sont souvent peu compatibles, ce qui génère nombre de difficultés pour les patients. De ce fait, dans ces réseaux, la négociation apparaît constitutive du service lui même,  tant  dans la prise en compte du particulier, la gestion de l’aléa de la trajectoire de chaque patient, que dans la définition de nouvelles normes, de nouvelles règles de travail permettant une certaine économie de l’action.

La gestion de la fraude à la RATP

Thèse de JB Suquet

Il s'agit dans cette recherche de thèse de s'interroger sur les relations qu'une entreprise de service peut entretenir avec son environnement, et en particulier avec ses usagers. Pour cela, l'observation de la rencontre (difficile, mais avérée) de la "lutte contre la fraude" et de la "relation de service" à la RATP offre un cas actuel stimulant. Utilement complété d'une mise en perspective historique, il permet de replacer la notion-objet de "fraude" en tension par rapport à un certain état du système de production du transporteur, alors qu'elle est souvent considérée comme naturelle ou évidente.

Une telle problématisation ouvre sur la question de la construction par l'organisation de service de son rapport à son environnement: quelles frontières entre le licite et l'interdit ? par rapport à quel contexte stratégique ? au moyen de quelle technique ? La recherche se concentre sur le travail d'enactment fourni par l'organisation de service pour stabiliser une certaine compréhension de son rapport à son environnement, et en retour de l'élaboration des techniques organisationnelles et des activités permettant sa mise en œuvre.

Coordination entre acteurs autour de la gestion du patrimoine naturel

J-M Pivot

Dans le cadre d’un travail de thèse : « La gestion du patrimoine naturel : stratégies entrepreneuriales et stratégies de structuration dans un contexte d’interaction faible »

La coordination entre acteurs qu'appelle la gestion de problèmes de patrimoine naturel soulève des difficultés particulières compte tenu de la complexité des mécanismes environnementaux en jeu, du caractère encore limité des connaissances disponibles à leur sujet, et de la faiblesse des relations entre les acteurs susceptibles d'être concernés. La recherche vise à mieux comprendre comment des processus d'action en faveur de l'environnement peuvent néanmoins se dérouler et quelles stratégies les acteurs développent à cet effet. Elle porte sur la dynamique de ces processus depuis leur origine et sur les   transformations qui s'opèrent sous l'influence conjointe des stratégies des acteurs locaux et de l'évolution du contexte dans lequel ils sont situés. Trois cas fortement contrastés d'action locale en faveur de la conservation du patrimoine naturel sont étudiés, en France (Val d'Allier), en Suisse (Pays d'Enhaut) et au Canada (Lac Saint Pierre).

Les implications managériales et sociétales de la mise en place du compteur d’eau dans une ville indienne

Thèse d’Akil Amiraly

La thèse a pour objet d’analyser l’impact de l’installation des compteurs d’eau individuels par une entreprise française, Veolia, auprès des acteurs de la distribution d’eau dans un quartier pilote de Chennai : les usagers, les gestionnaires de la société d’eau publique, les élus locaux. 

Il s’agit de savoir comment cet outil destiné à faire payer l’eau en fonction de la consommation en France est perçu et réinterprété par les usagers qui paient l’eau du réseau en fonction d’un forfait symbolique dans la majorité des villes indiennes. Aussi, dans quelle mesure sa mise en place reconfigure le rapport de l’usager à l’eau, influe sur sa consommation, modifie ses pratiques d’échanges autour de l’eau, ou transforme sa perception de la gestion du service par la société d’eau. L’amélioration du service consécutive à la mise en place du compteur influe-t-elle sur la volonté des usagers de payer l’eau en fonction de leur consommation, et de bénéficier du savoir faire d’un opérateur privé, de surcroit étranger ? Enfin, quelle est la nature des obstacles à l’implémentation du principe que sous-tend cet outil ?


hall

Les chercheurs

Les doctorants


Séminaires et interventions

Les séminaires

Références

Communications :

 AMIRALY A., PRIME N., SINGH JP. "Rainwater Harvesting, Alternative to the Water Supply in Indian Urban Areas: The Case of Ahmedabad in Gujarat". Indian Institute of Management, Ahmedabad. Working Paper n°2004.04.01, April 2004
BARCET, A. BONAMY, J. GROSJEAN, M., Une innovation de service par la mise en réseau de services, Economie et Sociétés, EGS, 2003, N°5, 11/2003, 1897-1916
BORZEIX A., COLLARD D. – « La médiation : passeurs-médiateurs et configurations collaboratives » – Séminaire « Citoyenneté urbaine », PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture) / CNRS, le 28 octobre 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les incivilités et leur traitement » – Séminaire « Vies Collectives » de l’Ecole de Paris du management, le 23 février 2006.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Territoires et médiation : quels services pour quels publics ? Que nous apprennent les sciences de gestion sur les quartiers dont on parle ? » – Séminaire du PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture) « Polarisation sociale de l’urbain et services publics », le 21 mars 2006.
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – “The concept of situation:  A key concept to study strategizing and organizing practices in a context of risk”, B. Journé et N. Raulet-Croset, Communication à EGOS, Bergen, Juillet 2006
JOURNE B. et RAULET-CROSET N. – La situation : au coeur du lien entre connaissance et activité managériale – Colloque Semaine de la connaissance, Co-Act, Nantes, Juin 2006
RAULET-CROSET N. – « Action publique et territoires locaux : la gestion de situations « intermédiaires » » - Atelier Stratégies, Espaces et Territoires de l’AIMS, Rouen, Novembre 2006
RAULET-CROSET N. – « La construction d’une action publique locale en matière de sécurité : territoires d’action et choix organisationnels  – Le cas d’un Contrat local de sécurité », N. Raulet-Croset, 15° Colloque international de la revue Politiques et Management public, 16 et 17 mars 2006
ROUSSEAU F. – «  La fabrique de sens » International Conference and doctoral consortium, ISEOR (Lyon) Academy of Management (Etats-Unis), Lyon, avril 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): From Service Relationship to service encounters: the desirable integration of professional dynamics, 9th International Research Seminar in Service Management, Lalonde Les Maures, 30 mai - 2 juin 2006.
SUQUET Jean-Baptiste (2006): Production de services, comportement déviant du client et gouvernementalité : pour une ouverture à la GRH, 1ère journée d'étude, Maison des Sciences de l'Homme, Nantes, 28 juin 2006.

Articles :

BORZEIX A., COLLARD D. – « La gestion des gares de banlieue est-elle une compétence ? » – Education Permanente, n°141, janvier 2000.
BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Participation, insécurité, civilité : quand les habitants s’en mêlent » – Les Cahiers de la Sécurité, n°61, 2ième trimestre 2006.
COLLARD D. – « Analyser les compétences des médiateurs dans les gares de banlieue »  – Travail et Emploi, n°94, avril 2003.
COLLARD D. – « La médiation : une compétence ingérable ? » - Gérer et Comprendre, n°72, juin 2003.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « La dynamique de l’apprentissage “ situé ”, l’exemple des compétences dites de “ médiation ” » - Revue de Gestion des Ressources Humaines, n°59, janvier – février - mars 2006.
GROSJEAN, M. ; HENRY, J., BARCET, A., BONAMY, J. 2004, La négociation constitutive et instituante Les co-configurations du service en réseau de soins. Négociations. N°2, 75-90
GROSJEAN, M., BARCET, A., BONAMY, J. 2003, Reconfigurations des territoires dans le travail en réseau de soins, Géocarrefour  , 78, N°3, 247-254
PIVOT J.M. et RAULET-CROSET N. – « Cadrages et projets de territoire dans les processus d’action locaux en faveur du patrimoine naturel », Pyramides, n° 10
ROUSSEAU F.,  « L’organisation militante », Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, n° 303, mars 2007, pp. 44-66.
ROUSSEAU F., « De la foi au marché, l’étonnante mutation des patronages d’antan », Gérer et Comprendre, n° 59 mars 2000, pp. 68-82.
ROUSSEAU F., « Entre commandes publiques et besoins sociaux, le projet associatif est en crise de sens », , Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, N° 279, janvier 2001, pp.11-25.   
ROUSSEAU F., « Gérer et militer : une autre façon d’entreprendre pour les associations éducatives »,e, Revue Internationale de l’Économie Sociale, RECMA, n° 286, novembre 2002, pp. 62-70 et n° 287, janvier 2003 pp. 85-92.
ROUSSEAU F., « L’évolution de l’emploi dans les Centres sociaux : quelle interprétation ? »,  revue Travail et Emploi, n° 80, septembre 1999, pp. 123-140.
ROUSSEAU F., « Réapprendre à conter ! Genèse d’un entrepreneur social » Gérer et Comprendre, n° 87, mars 2007, pp. 23-34.

Participation à des ouvrages collectifs :

BORZEIX A., COLLARD D. – « Entre lieux-mouvements et lieux de vie : peut-on gérer les gares de banlieue ? » - in Jeannot G. et Veltz P. (coord.) – « Le travail, entre l'entreprise et la cité » - Editions de l'Aube, 2001.
COLLARD D., RAULET-CROSET N. – « Les dispositifs de médiation sociale : des espaces d’apprentissage intermédiaires ? » – in Filâtre D. et De Terssac G. (coord.) – « Les dynamiques intermédiaires au cœur de l’action publique » - Éditions Octarès, Toulouse, 2005.
HENRY, J. & GROSJEAN, M. La négociation au cœur du travail, l’exemple du travail en réseau, in « La négociation  au  travail »  ouvrage collectif sous la direction de M. Grosjean et L. Mondada. Lyon, PUL /ARCI, 2004,pp. 219-238
RAULET-CROSET N. :  « La construction de services urbains de médiation : à la croisée des territoires », in R. Le Duff, J.J. Rigal et G. Schmidt (ed), Démocratie et management local, Dalloz, 2001
RAULET-CROSET N. :  « La nécessaire création de territoires », dans un ouvrage coordonné par F. Ginsbourger et J. Landrieu,  Editions de l’Aube, 2000
ROUSSEAU F., « L’étonnante transformation de l’acteur en agent dans l’organisation militante »,  ouvrage collectif à paraître sous la coordination de J.L. Laville, Groupe ESSCA et CRIDA, 2007.

Rapport de recherche :

BORZEIX A., COLLARD D., RAULET-CROSET N., LAMIREAU C., « Action publique et ordre social à l’épreuve des incivilités – Des dispositifs et des hommes », PREG-CRG de l’Ecole Polytechnique et PUCA/DIV, Avril 2005

Ouvrages

TEULIER R. et LORINO P., Entre connaissance et organisation : l’activité collective – L’entreprise face au défi de la connaissance, La découverte, 2005